Martine Doyen commente Komma

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Aux premières images du film, Peter de Wit s'extrait d'un sac plastique mortuaire, revenant d'une crise cardiaque, d'un coma éthylique, d'autre chose peut-être, mais de trop loin pour qu'il veuille lui-même vraiment savoir. Il s'extrait, puis lutte pour quitter les lieux, se bat avec un infirmier qui voudrait, raisonnablement, le retenir. Mais rien ne peut plus être raisonnable chez Peter. Il emprunte la première identité qui lui tombe sous la main, le passeport d'un suédois. Mort vivant, définitivement à côté, décalé, il traîne à la lisière de paysages urbains, un arrière plan flou, houleux, gris. Ou bien il se dissout dans les nuits d'une ville qui pourrait être Bruxelles et qui ressemble à New York. Ange maudit de la modernité, Peter devenu Lars, dérive dans un monde qu'il ne sait plus habiter, où il s'invente des identités, des histoires et des ailleurs : la Suède, le Pérou, la Bavière… Qu'importe. Un lieu où tout ne serait que "luxe, calme et volupté". Cette invitation au voyage, il ne l'a fait pas. Il la devine quand il croise une amie, une sœur agenouillée, perdue, par terre, cuvant à son tour son traumatisme, elle aussi sans mémoire. Alors, il la porte jusqu'au royaume enchanté de l'enfance, la Bavière, un vrai décor de cinéma, un paysage imaginaire.

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