Charles Aznavour-Emmenez-moi (cover)
  • il y a 8 ans
Hommage à ce grand Monsieur de la chanson française qu'est Charles Aznavour avec un de ses plus grands succès extrait de son album "Entre deux rêves" sorti en 1967.
Si les paroles sont de Charles Aznavour, la musique et son arrangement sont de Georges Garvarentz, son beau-frère disparu en 1993 avec lequel il a collaboré si souvent.
Le thème de la chanson est universel puisqu'il s'agit du désir nostalgique que l'on peut avoir tous de voyager au loin!
A noter qu’Aznavour a aussi chanté "Emmenez-moi" en anglais sous le titre « take me along »
Une chanson enfin qui n'est pas du tout évidente à chanter à cause du tempo rapide, la prononciation pas facile et puis l'investissement au niveau de la voix que cela demande. Dieu sait si j'ai multiplié les prises mais je ne suis pas totalement satisfait du résultat et je la reprendrai sans doute encore un beau jour!

Vers les docks où le poids et l´ennui
Me courbent le dos
Ils arrivent le ventre alourdi
De fruits les bateaux

Ils viennent du bout du monde
Apportant avec eux
Des idées vagabondes
Aux reflets de ciels bleus
De mirages

Traînant un parfum poivré
De pays inconnus
Et d´éternels étés
Où l´on vit presque nus
Sur les plages

Moi qui n´ai connu toute ma vie
Que le ciel du nord
J´aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bord

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Dans les bars à la tombée du jour
Avec les marins
Quand on parle de filles et d´amour
Un verre à la main

Je perds la notion des choses
Et soudain ma pensée
M´enlève et me dépose
Un merveilleux été
Sur la grève

Où je vois tendant les bras
L´amour qui comme un fou
Court au devant de moi
Et je me pends au cou
De mon rêve

Quand les bars ferment, que les marins
Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu´au matin
Debout sur le port

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Un beau jour sur un rafiot craquant
De la coque au pont
Pour partir je travaillerais dans
La soute à charbon

Prenant la route qui mène
A mes rêves d´enfant
Sur des îles lointaines
Où rien n´est important
Que de vivre

Où les filles alanguies
Vous ravissent le cœur
En tressant m´a t´on dit
De ces colliers de fleurs
Qui enivrent

Je fuirais laissant là mon passé
Sans aucun remords
Sans bagage et le cœur libéré
En chantant très fort

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil...