Advertising Console

    The concert for bangladesh 6

    Repost
    le canard en rut

    par le canard en rut

    62
    2 180 vues
    La magie fonctionne

    A la fin de sa prestation, après avoir merveilleusement chanté Here Comes the Sun en solo, accompagné de sa guitare acoustique, George Harrison cherche désespérément des yeux celui qui doit prendre le relais, Bob Dylan. Trois jours avant le concert, l'auteur de Blowin' in the Wind, absent de la scène depuis près de quatre ans, avait débarqué en pleine répétition, déclarant: «George, c'est pas mon truc, je ne peux pas.» Harrison non plus, ce n'était pas son truc. Jusque-là, il n'avait, en effet, jamais joué sans les Beatles. Et, lorsque Dylan monte sur la scène du Madison Square Garden, se servant de son harmonica et de sa guitare acoustique comme d'un bouclier, il est nerveux. Encore une fois, la magie fonctionne: il commence en solo Just Like a Woman, puis lance un regard à George, qui se joint à lui. Leurs guitares sont en osmose. Les deux artistes peinent à retenir les sourires. A leurs côtés, Ringo Starr joue du tambourin et Leon Russell d'une basse ornée de flammes et de soleils.

    Harrison conclut par une chanson, Bangla Desh, qu'il a composée pour Shankar et qui symbolise à elle seule le concert.