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    Tom Waits - Summertime (1978)

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    Lou Loulou

    par Lou Loulou

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    12 commentaires

    Petite-Rigolote
    Remarquable, merci pour cette mise en ligne, Rev2
    J'adore Waits dans cette interprétation (et ailleurs of course !).

    Du blues en barre !

    Merci aussi à Pigasus Power pour le texte :)
    Par Petite-RigoloteIl y a 7 ans
    Simric23
    Merci beaucoup, Tom Waits est excellent dans cet extrait.
    Par Simric23Il y a 7 ans
    Pigasus
    Petit cadeau. A un ami cher auquel je pense souvent…

    L'antique Cadillac mauve tourna lentement l'angle de la rue Deborah Road et mourut dans un dernier hoquet au bord du trottoir défoncé. Musique et silence absolu. Au loin, l'océan, à gauche, un hôtel, une vieille bâtisse aux planches disjointes et peintures écaillées. Savannah Bay, son nom inscrit dans les entrelacs du néon éteint en façade. Jack tira le frein à main. La radio continuait à diffuser l'ami Tom. Summertime...
    - Mmmhh...Aie ! s'exclama-t-il.
    Une cuisante douleur à l'épaule, cadeau éternel pour cet ancien docker, lui confirma la fin du voyage. Six-cent quatre-vingts miles ricanait le compteur. En plein désert, de nuit et sans arrêts...Folie ! Jack jeta un oeil au dehors en se massant l'épaule.
    Par PigasusIl y a 7 ans
    Pigasus
    L'horizon s'offrait à lui. Des fils électriques reliaient de part en part de vieux chalets défraîchis. Plus bas, au loin, une flottille de bateaux dessinait une forêt de pointes érigées qui montaient et descendaient au rythme des vagues. Le soleil n'était pas levé. Des goélands, emportés dans une folle sarabande, tournoyaient et plongeaient vers l'eau à des vitesses époustouflantes, poursuivant les premiers pêcheurs qui partaient au large. Le vrombissement s'éloignant des diesels rythmait la danse des volatiles.
    Par PigasusIl y a 7 ans
    Pigasus
    Jack, d'un geste las, balaya son visage aux traits creusés. Il s'étira en baillant.
    A l'arrière du véhicule, une masse incertaine commença à s'agiter mystérieusement.
    - Ça y est ? On est arrivés ? questionna la tête qui en surgit brusquement. Elle le fit sursauter.
    Il se retourna et dévisagea l'intrus. La jeune femme plantée là ne semblait pas farouche.
    Il osa un - Bonjour Sarah ?... en lui caressant la joue. Elle lui sourit.
    Le voyage avait trouvé où déposer son fardeau. Le rimmel coulait encore, de sombres zébrures couraient sur la joue gauche et ses dreadlocks niaient de façon effrontée les lois de la pesanteur. Jack sentit une chaleur vive et brûlante lui envahir le ventre. Il soupira.
    Dans cette pénombre, seuls au bout du monde, jamais Sarah ne lui avait parue aussi belle. Il était effrayé de découvrir qu'il l'aimait autant.
    Par PigasusIl y a 7 ans
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