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Au début du film, l’écran reste noir. Au rythme d’une sourde bande sonore, il est comme parasité par quelques sursauts, de très brefs flashs, une très légère stroboscopie mais guère d’éblouissement. Des images qui se dérobent, comme si on avait très légèrement gratté le noir de l’écran pour faire apparaître un motif, un motif trop brièvement aperçu pour rester distinct.
Il faut le revoir plusieurs fois avant de comprendre ce qui se cache derrière des motifs : des ombres fugaces qui évoluent au cœur de textures textiles. La capillarité, ce pourrait être aussi le mot qui résume la procédure du film, composé de très courts modules filmés de quelques secondes, au départ indépendants les uns des autres et qui tendent vers la fusion et la continuité pour former un tout. Au départ éparses, les impressions du spectateur se sédimentent progressivement pour aller vers une perception à la fois plus complexe et plus complète.

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