juge de l'application des peines

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Quand une personne nait, elle est vierge de signification, vierge d’information ayant du sens. Cette personne est comme un livre blanc dont la structure provient du code génétique. Nous les humains nous sommes des livres blancs se ressemblant, mais aucun n’est strictement identique à aucun autre ni dans sa structure, ni dans sa blancheur. Les éducateurs, parents et sociaux, écrivent dans ce livre de façon plus ou moins cohérente, en commençant n’importe où dans le livre, et de gauche à droite ou de bas en haut. Personne ne sait comment il faut écrire dans ce livre qu’est un être humain. Le livre a été mis au monde sans qu’il l’ait désiré lui-même, quant à ce qui s’écrit sur ces pages blanches, personne ne le maitrise, et le livre non plus ne le sait pas. Le livre se place dans son environnement comme il le peut, comme on le lui a enseigné, et il recueille des informations qui s’inscrivent sans qu’il lui soit possible de vérifier la manière et l’emplacement. Et surtout, personne ne sait, ni lui-même, ce qu’il va résulter du comportement résultant de toutes ces inscriptions aléatoires. Car ce qui est inscrit au fur et à mesure construit le comportement futur. Qui peut maitriser cette boite noire qu’est le cerveau humain ? Savez-vous guider l’influx nerveux ? Savez-vous déclencher un neuromédiateur dans la bonne synapse, vers le bon récepteur ? C’est pourtant ce qui vous fait agir. Peut-être avez-vous compris que le libre arbitre n’existait pas ! Et cela innocente tout le monde, le criminel qui commet son crime comme le juge qui l’envoie en prison. La société en est encore au Moyen Âge de la compréhension. Elle a du retard sur les connaissances scientifiques. Ces derniers, les psychologues, les psychiatres, savent pertinemment que le libre arbitre n’existe pas. Mais où mettre les inadaptés sociaux ? Si la société admettait ouvertement que le libre arbitre n’existe pas, il faudrait qu’elle construise des cellules de 50 m2 avec vue sur la mer. Aussi il lui est bien plus facile de pérenniser un système débile qui lui coute moins cher. Quant aux conséquences de ce déni, eh bien, on a eu droit à la Deuxième Guerre mondiale et ses 60 millions de morts, au communisme et ses 65 millions de martyrs, et maintenant la surpopulation avec son milliard d’affamés. La connerie humaine est naturelle. Les gouvernants ont fait avec la Deuxième Guerre mondiale l’équivalent de 300 années de crimes individuels mondiaux… Qui devrait-on juger et enfermer ?
« La création d’une existence ne sert que ceux qui existent déjà, quand il ne maitrise pas cette création, ni le chemin que suivra cette existence, le créateur est un animal, un idiot, ou un sadique. »
Par berlherm L'année dernière