Le bras cassé - Raphaël Zacharie de IZARRA
Charles-Théodore de la Fraissière est un odieux bambin d'à peine douze ans. Prêtons une oreille indiscrète à des échanges entre le jeune Charles-Théodore et sa vieille tante. La scène se passe dans le salon d'une auguste demeure, quelque part dans les profondeurs empesées de la France archaïque. Contrairement aux gens de son âge, le petit héros de cette histoire que vous allez lire sait se tenir...
- Ma tante, Ô ma chère aïeule, consentez promptement à mes désirs ! Je réclame sur le champ bonbons mentholés et autres délices caramélisées. Je ne puis plus supporter cette privation inique que vous m'imposez !
- Charles-Théodore, taisez-vous ! Vous irez à la grand-messe plutôt ! Un chapelet et non des gâteries, voilà ce qu'il vous faut.
- Grand Dieu ! ma tante, vous me contrariez. Je conçois envers vous de vifs émois qui n'honorent point votre rang. Amertume et affliction, voilà ce que m'inspire votre âpre décision. Je le dirai à mère, et elle sera très mécontente de vous.
- Charles-Théodore, vous êtes un impie ! Pour la Noël vous aurez 25 coups de martinet et pas de joujoux !
- Ma tante vous me fâchez grandement. D'abord vous avez 98 ans et vous êtes bien proche de la mort. Vous méritez mon mépris. Je vous chasse de ma mémoire. Adieu Madame.
- Ma tante, Ô ma chère aïeule, consentez promptement à mes désirs ! Je réclame sur le champ bonbons mentholés et autres délices caramélisées. Je ne puis plus supporter cette privation inique que vous m'imposez !
- Charles-Théodore, taisez-vous ! Vous irez à la grand-messe plutôt ! Un chapelet et non des gâteries, voilà ce qu'il vous faut.
- Grand Dieu ! ma tante, vous me contrariez. Je conçois envers vous de vifs émois qui n'honorent point votre rang. Amertume et affliction, voilà ce que m'inspire votre âpre décision. Je le dirai à mère, et elle sera très mécontente de vous.
- Charles-Théodore, vous êtes un impie ! Pour la Noël vous aurez 25 coups de martinet et pas de joujoux !
- Ma tante vous me fâchez grandement. D'abord vous avez 98 ans et vous êtes bien proche de la mort. Vous méritez mon mépris. Je vous chasse de ma mémoire. Adieu Madame.
26-08-2007