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«Burn-out» : enthousiastes, élus et syndicats refusent la précipitation

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Libé Zap

Benoît Hamon veut inscrire le «burn-out» dans la loi comme une maladie professionnelle. Cette proposition devrait être discutée à l'Assemblée nationale mardi à l’occasion du débat sur le projet de loi sur le dialogue social. Le député socialiste des Yvelines estime qu'il y a un «besoin de répondre à une réalité qui menace à peu près 3,2 millions de Français». «Face à ce qui est une des maladies modernes du travail, il me semble qu'il faut adapter les protections. Nos entreprises se sont adaptées à la mondialisation, elles ont adapté leur organisation du travail, elles ont adapté leur politique managériale, il faut maintenant adapter les protections des salariés.» Si la plupart des élus semblent favorables à cette proposition, d’autres, comme Bruno Le Roux, semblent moins enthousiastes.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, estime qu'il faut regarder «avec intérêt» la proposition de Benoît Hamon. «Le “burn-out” est un syndrome qui entraîne des maladies professionnelles», a-t-il affirmé. «Qu'il y ait, à un moment donné, une réflexion pour que le référentiel des maladies professionnelles intègre ces problèmes liés au “burn-out” est une bonne chose.»

Le député Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV) de Paris, Denis Baupin, est lui aussi favorable à cet amendement. «La question est de faire reconnaître que c'est une véritable maladie nouvelle qui émerge de plus en plus. Il y a beaucoup de salariés qui, parce qu'il y a la pression au travail, tout d'un coup explosent.»

Bruno Le Roux est, quant à lui, plus réservé. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale propose que «sur ces questions lourdes», il n'y ait pas «d'improvisation». «Que cela soit le début d'une réflexion sur ce qui apparaît comme une nouvelle maladie au travail pour que nous puissions la prendre en compte, je pense que ça part de quelque chose de nécessaire». «De là à légiférer, aujourd'hui précisément, sur quelque chose qui pose un problème de définition... Gardons-nous de toute précipitation et en même temps, continuons de travailler.»

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