L'armée des ombres (3)
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Duration: 03:36Recorded: 13 June 2007Location: France
Film franco-italien de Jean-Pierre Melville (1969). Scénario et dialogues du metteur en scène, d’après ses souvenirs de résistant, et librement inspirés du roman de Joseph Kessel. Musique : Eric Demarsan.
En 1942 et 1943, l’histoire d’un réseau de Résistance commandé par Luc Jardie (Paul Meurisse) et, en second, par Philippe Gerbier (Lino Ventura). Aucun des personnages ne survivra.
Un incontournable parmi les films sur la Résistance. La distribution est éclatante. Melville est un réalisateur majeur du cinéma français, un maître de l’ambiance, Kessel une figure de la littérature et de la France libre.
Mais les personnages sont dans le style de tous ceux de Melville : des gens improbables, aux tripes froides, des stéréotypes, éventuellement surhumains, sans peur, sans amants ni maîtresses. Chez Melville, l’émotion est incongrue, l’humour impensable. Seul sentiment autorisé: l’amitié, certes loyale. La direction d’acteurs s’en ressent, et Lino Ventura a vécu le tournage comme un calvaire. Le réalisateur et lui ne communiquaient que par l’intermédiaire d’un assistant!
Cette séquence : Gerbier, condamné à être fusillé en compagnie de quelques pauvres diables, se voit proposer de courir pour tenter d’échapper aux balles et, s’il y réussit, de rééditer l’expérience plus tard. Ses camarades en profitent pour le faire évader.
En 1942 et 1943, l’histoire d’un réseau de Résistance commandé par Luc Jardie (Paul Meurisse) et, en second, par Philippe Gerbier (Lino Ventura). Aucun des personnages ne survivra.
Un incontournable parmi les films sur la Résistance. La distribution est éclatante. Melville est un réalisateur majeur du cinéma français, un maître de l’ambiance, Kessel une figure de la littérature et de la France libre.
Mais les personnages sont dans le style de tous ceux de Melville : des gens improbables, aux tripes froides, des stéréotypes, éventuellement surhumains, sans peur, sans amants ni maîtresses. Chez Melville, l’émotion est incongrue, l’humour impensable. Seul sentiment autorisé: l’amitié, certes loyale. La direction d’acteurs s’en ressent, et Lino Ventura a vécu le tournage comme un calvaire. Le réalisateur et lui ne communiquaient que par l’intermédiaire d’un assistant!
Cette séquence : Gerbier, condamné à être fusillé en compagnie de quelques pauvres diables, se voit proposer de courir pour tenter d’échapper aux balles et, s’il y réussit, de rééditer l’expérience plus tard. Ses camarades en profitent pour le faire évader.


C'est encore ce qui m'étonne dans la vie
Moi qui suis à l'automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse.
On n'a pas fini d'en parler. Mais c'est un nécessaire travail de mémoire. Il ne faut pas oublier ces héros à qui nous devons de vivre libres dans des pays démocratiques.
Vous nous partagez des films précieux et tout cela a dû vous demander un gros travail... Je m'en rends mieux compte maintenant que je commence à toucher au montage vidéo par la mise en ligne de mes enregistrements VHS... Carmen a été douloureuse !
Dur dur...
Heureusement que les camarades étaient là pour Gerbier.