L'armée des ombres (4)
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Duration: 06:51Recorded: 13 June 2007Location: France
Film franco-italien de Jean-Pierre Melville (1969). Scénario et dialogues du metteur en scène, d’après ses souvenirs de résistant, et librement inspirés du roman de Joseph Kessel. Musique : Eric Demarsan.
En 1942 et 1943, l’histoire d’un réseau de Résistance commandé par Luc Jardie (Paul Meurisse) et, en second, par Philippe Gerbier (Lino Ventura). Aucun des personnages ne survivra.
Un incontournable parmi les films sur la Résistance. La distribution est éclatante. Melville est un réalisateur majeur du cinéma français, un maître de l’ambiance, Kessel une figure de la littérature et de la France libre.
Mais les personnages sont dans le style de tous ceux de Melville : des gens improbables, aux tripes froides, des stéréotypes, éventuellement surhumains, sans peur, sans amants ni maîtresses. Chez Melville, l’émotion est incongrue, l’humour impensable. Seul sentiment autorisé: l’amitié, certes loyale. La direction d’acteurs s’en ressent, et Lino Ventura a vécu le tournage comme un calvaire. Le réalisateur et lui ne communiquaient que par l’intermédiaire d’un assistant!
Cette séquence, finale : Jardie, Gerbier, le « Bison » (Christian Barbier) et le « Masque » (Claude Mann), sont obligés d’abattre Mathilde (Simone Signoret), la femme infaillible du réseau, que la Gestapo a réussi à retourner. [La dominante bleuâtre, constante dans le film, est voulue ; il a même été envisagé de tourner en noir et blanc.]
En 1942 et 1943, l’histoire d’un réseau de Résistance commandé par Luc Jardie (Paul Meurisse) et, en second, par Philippe Gerbier (Lino Ventura). Aucun des personnages ne survivra.
Un incontournable parmi les films sur la Résistance. La distribution est éclatante. Melville est un réalisateur majeur du cinéma français, un maître de l’ambiance, Kessel une figure de la littérature et de la France libre.
Mais les personnages sont dans le style de tous ceux de Melville : des gens improbables, aux tripes froides, des stéréotypes, éventuellement surhumains, sans peur, sans amants ni maîtresses. Chez Melville, l’émotion est incongrue, l’humour impensable. Seul sentiment autorisé: l’amitié, certes loyale. La direction d’acteurs s’en ressent, et Lino Ventura a vécu le tournage comme un calvaire. Le réalisateur et lui ne communiquaient que par l’intermédiaire d’un assistant!
Cette séquence, finale : Jardie, Gerbier, le « Bison » (Christian Barbier) et le « Masque » (Claude Mann), sont obligés d’abattre Mathilde (Simone Signoret), la femme infaillible du réseau, que la Gestapo a réussi à retourner. [La dominante bleuâtre, constante dans le film, est voulue ; il a même été envisagé de tourner en noir et blanc.]


Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire: "Je sais"
Seulement, plus je cherchais et puis moins je savais
Y'a soixante coups qui ont sonnés à l'horloge
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde et je m'interroge
Maintenant, je sais... Je sais qu'on ne sait jamais
Barbier est grand dans le début de cette séquence.