Cuba : la Russie est de retour

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Des tirs de canon pour saluer l’Admiral Chabanenko, premier navire de guerre russe à entrer dans La Havane depuis la chute de l’URSS.

C‘était en décembre 2008, trois ans après le début du rapprochement entre Moscou et son ancien allié, le plus fidèle de l’hémisphère occidental pendant la guerre froide. En 1962, l‘île avait été au centre du jeu stratégique entre les Etats-Unis et l’URSS. Pendant 13 jours, le monde avait frôlé une troisième guerre à cause de l’emplacement sur l‘île de missiles nucléaires soviétiques, à seulement 145 km des côtes de Floride.

Pendant des années, Cuba, soumise à l’embargo américain, survit grâce à la manne de l’allié venu du froid. Les échanges commerciaux entre les deux pays atteignent 9 milliards de dollars par an au meilleur moment. Mais celà s’arrête brusquement après Gorbachev et la désintégration de l’URSS.

Pour l‘économie cubaine, la désertion russe représente une chute de 30 % du PIB.
La Havane va traîner pour rembourser la dette contractée pendant ces années d’amitié.

La Russie vient de faire un geste fort : elle efface 90 % de la dette, soit 23,3 milliards d’euros. Cuba doit payer les 10 % qui restent en 10 ans, soit 2,6 milliards d’euros que la Russie va réinvestir dans l‘île.

Le port en eaux profondes de Mariel est un des projets où la Russie compte investir. Ici, les Cubains construisent la plus importante infrastructure du pays pour pouvoir recevoir des cargos post-panamax, et une zone franche autour, pour attirer des entreprise étrangères. Le Brésil participe déjà au projet.

La Russie doit rattraper le retard, car elle n’est que le dixième partenaire commercial de Cuba. Elle va aussi signer des accords, pour que les navires de guerre russes puissent amarrer et recevoir entretien dans le port de La Havane. Récemment, le navire espion russe Viktor Leonov avait eu le droit de s’amarrer dans le port de la capitale. La Russie cherche des accords similaires avec le Vénézuéla et le Nicaragua.

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