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    Ferme des 1000 vaches

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    Barbara Pompili

    par Barbara Pompili

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    Barbara Pompili interpelle le gouvernement sur la ferme usine des 1000 vaches lors de la séance des questions d'actualité.

    Monsieur le Ministre,

    Ce matin, les opposants à la ferme des 1 000 vaches étaient réunis à Amiens pour soutenir les militants de la Confédération paysanne, qui devaient être jugés pour avoir mené une action spécifique et pacifique de démontage de la salle de traite de l’usine.

    Ces citoyens ont en commun la volonté de dire non à une industrialisation de notre agriculture.

    Et c’est un combat qui dépasse largement les frontières de la Picardie. Partout en France, des voix s’élèvent contre ce projet nuisible, qui menace aussi bien l’activité des éleveurs que la santé des habitants, l’environnement et la condition animale.

    Il y a quelques jours, le Conseil régional de Rhône-Alpes a par exemple adopté un vœu appelant le Gouvernement à faire le nécessaire pour stopper ce projet et éviter qu’il n’en inspire d’autres. Comme nous, il vous demande de défendre les pratiques agro-écologiques, ambition affichée dans la loi d’avenir pour l’agriculture dont nous entamerons la deuxième lecture la semaine prochaine.

    C’est bien l’enjeu dans cette affaire : vous ne pouvez pas prôner l’agroécologie et laisser se développer dans notre pays l’agro-industri.

    Il est possible de renforcer encore les contrôles de cessions de terres agricoles, d’encourager les méthaniseurs collectifs, d’interdire les cultures alimentaires dédiées… Et surtout : d’encadrer la taille des méthaniseurs agricoles pour que les industriels ne puissent plus créer d’usine où ils entassent plus de 1 700 animaux, sans autre finalité que de tirer profit des avantages liés au statut de leur méthaniseur.

    M. Le Ministre vous ne pouvez plus rester dans la contradiction. Le Gouvernement n’est pas impuissant. Vous pouvez agir. Nous pouvons agir lors de la prochaine lecture de la loi agricole.

    Alors, Monsieur le ministre, quelles garanties comptez-vous apporter concrètement pour protéger l’agriculture française de projets industriels comme celui-ci ?