Faire bouger à nouveau des membres paralysés

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Faire marcher à nouveau des handicapés, en théorie la solution, en tout cas une des solutions, est simple. Il suffit de contourner la lésion et de faire passer des signaux électriques. La pratique est plus complexe, pourtant des chercheurs de l’université de Columbus dans l’Ohio ont pu inciter un homme quadriplégique à bouger sa main. Ian Burkhart est le premier patient à avoir utilisé Neurobridge. Il s’agit d’un bypass, un contournement nerveux électronique qui reconnecte le cerveau directement au muscle et permet ainsi au patient d’envoyer volontairement des signes qui contrôlent le membre endommagé. Pour Burkhart, la perpective de bouger à nouveau ses membres est évidemment très enthousiasmante.

Chad Bouton a dirigé l‘équipe de recherche : “Cela ressemble à un pontage coronarien,mais à la place de faire passer du sang on fait passer des signaux électriques. On prend ces signaux dans le cerveau, on contourne la blessure et en fait on va directement dans le muscle.”

Cette technologie comprend une puce implantée dans le cerveau du patient. Elle lit son activité électrique dans la zone responsable du mouvement de la main. Les signaux sont collectés et décodés grâce à un logiciel qui détermine quels muscles vont être sollicités. Les informations sont transmises au simulateur électrique qui active ces muscles. Tout ceci se passe en un dixième de seconde.

Ian Bukkhart : “Attraper un verre d’eau et le boire, se brosser les dents, manger soi même, vous savez faire ce genre de choses cela fait une grande différence dans la vie.”

L‘équipe de chercheur envisage de tester Neurobridge sur quatre autres patients…

On reste dans le domaine médical avec une nouvelle technologie venue de Finlande. Des chercheurs finnois ont développé un appareil photo hyperspectral léger et portable qui selon eux peut détecter des signes très précoces du cancer de la peau, des signes invisibles à l’oeil nu. Objectif établir un diagnostic très en amont.

Ilkka Polonen, chercheur de l’université de Jyvaskyl : “L’appareil photo hyperspectral est assez similaire à un appareil numérique classique. Sauf qu’un appareil classique prend trois gammes d’ondes en un seul cliché RGB soit rouge vert et bleu. Celui-ci prend des gammes d’ondes qui vont de 500 millimètres à 850 nanomètres.”

L’appareil hyperspectral a aussi été utilisé pour détecter le contour de tumeurs de la peau difficiles à voir à l’oeil nu, telles que le maligna de lentigo qui peuvent se développer si elles n’ont pas été entièrement enlevées lors de l’opération.

L’appareil peut aussi détecter des kératoses actiniques solaires et précancéreuses.

Noora Neittaanmaki est médecin à l’hôpital universitaire d’Helsinki : “Autour des lésions on peut en trouver d’autres comme des lésions sous-cliniques et c’est ce que nous voulons faire avec l’imagerie hyper spectrale. Nous voulons voir toutes ces lésions avant le traitement et après le traitement nous prenons toute la zone en photo pour voir s’il reste des lésions.”

Des tests cliniques ont été effectués dans des hôpitaux du pays et pour les chercheurs les premiers résultats sont encourageants.

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