Ebola : lutter contre la propagation, un défi pour les autorités

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La Sierra Leone lance un avertissement, abriter ou cacher quelqu’un d’infecté par le virus Ebola est désormais considéré comme un crime grave.

Cette annonce intervient après la demande de l’OMS de prendre des mesures drastiques pour stopper la propagation de la fièvre meurtrière.

635 cas de fièvres hémorragiques, dont 399 décès, ont été rapportés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Peur et méconnaissance conduisent les gens à fuir et à ne pas se faire dépister :

“J’ai quitté Daru pour Free Town à cause de l‘épidémie d’Ebola.Beaucoup de gens sont morts là-bas, beaucoup de gens de ma famille sont morts. Une infirmière qui a soigné sa mère est morte, l’homme qui l’a enterrée est mort aussi lundi dernier”, explique Isata Sanoh.

Pour combattre Ebola, il faut arrêter sa propagation en éduquant les gens sur la manière de se protéger, d’isoler les malades ou les corps des morts. Les funérailles des victimes du virus représentent un problème particulier pour les autorités.

Explication du Docteur Shek Moar Khan, chef du programme de lutte contre la fièvre hémorragique Lassa :
“Dès que quelqu’un présente les symptômes, fièvre, maux de tête, maux de gorge, diarrhées, il doit venir. N’oublions pas que pendant qu’une seule personne contracte la maladie, des dizaines d’autres prennent soin des malades de façon inappropriée, puis des corps. Et une personne morte du virus Ebola est encore plus contagieuse que de son vivant. Si les gens prennent eux-mêmes en charge l’enterrement, ce sont des dizaines de personnes de plus potentiellement infectées.”

Médecins sans frontières, estime l‘épidémie d’une ampleur sans précédent et hors de contrôle depuis jeudi.

L’OMS a envoyé 150 spécialistes dans la région pour aider à contenir l‘épidémie.

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