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    LE CHÊNE et LE ROSEAU Fable de Jean de La Fontaine

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    LeSCINTILLA

    par LeSCINTILLA

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    Le chêne et le roseau fable de Jean de La Fontaine
    Collaboration:
    Animation de MoonDustShow www.youtube.com/moondustshow
    Lu par LeSCINTILLA worldofzhi.org
    Musique: Kevin McLeod http://freemusicarchive.org/music/kevin_macleod/

    LE CHÊNE ET LE ROSEAU
    de Jean de La Fontaine

    Le Chêne un jour dit au roseau :
    Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
    Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
    Le moindre vent qui d'aventure
    Fait rider la face de l'eau,
    Vous oblige à baisser la tête :
    Cependant que mon front, au Caucase pareil,
    Non content d'arrêter les rayons du soleil,
    Brave l'effort de la tempête.
    Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphir.
    Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
    Dont je couvre le voisinage,
    Vous n'auriez pas tant à souffrir :
    Je vous défendrais de l'orage ;
    Mais vous naissez le plus souvent
    Sur les humides bords des Royaumes du vent.
    La Nature envers vous me semble bien injuste.
    Votre compassion, lui répondit l'Arbuste ,
    Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
    Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
    Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
    Contre leurs coups épouvantables
    Résisté sans courber le dos ;
    Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
    Du bout de l'horizon accourt avec furie
    Le plus terrible des enfants
    Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
    L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
    Le vent redouble ses efforts,
    Et fait si bien qu'il déracine
    Celui de qui la tête au ciel était voisine,(4)
    Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.(5)

    There are 243 fables originally written in French by the poet Jean De La Fontaine in the late 1600's. You can find the fables of Jean De La Fontaine in English and French on this site.
    http://www.aesopfables.com/aesopjdlf.html

    English translation

    The Oak and the Reed.

    The oak one day addressed the reed: "To you ungenerous indeed has nature been, my humble friend, with weakness obliged to bend. The smallest bird that flits in air is quite too much for you to bear; the slightest wind that wreathes the lake your ever trembling head doth shake. The while, my towering form dares with the mountain top the solar blaze to stop, and wrestle with the storm. What seems to you the blast of death, to me is but a zephyr's breath. Beneath my branches had you grown, less suffering would your life have known, unhappily you show in open air your slender form, along the marshes wet and low, that fringe the kingdom of the storm, to you, declare I must, Dame Nature seems unjust."
    Then modestly replied the reed: " Your pity, sir, is kind indeed, but wholly needless for my sake. The wildest wind that ever blew is safe to me compared with you. I bend, indeed, but never break. Thus far, I own, the hurricane has beat your sturdy back in vain; But wait the end." Just at the word, the tempest's hollow voice was heard. The North sent forth her fiercest child, dark, jagged, pitiless, and wild. The oak, erect, endured the blow; the reed bow'd gracefully and low but, gathering up its strength once more, in greater fury than before, the savage blast o'erthrew, at last, that proud, old, sky-encircled head, whose feet entwined the empire of the dead!