Inde : la vie sauvage du Petit Rann de Kutch

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Lever de soleil sur le Gujarat et sur le Rann de Kutch, un marais salé saisonnier du Nord-Ouest de l’Inde.

En fait ce désert est partagé en deux. Le grand Rann de Kutch au nord qui marque la limite avec le Pakistan et à l’est le petit Rann de Kutch. Là où nous nous trouvons.

Devjibhai est ici chez lui. Ce photographe sillonne cette étendue salée. Ici on l’appelle l’homme du désert.

Devjibhai, photographe et guide : “Chaque fois qu’on vient ici on a une nouvelle perspective sur la vie. Ici on est un avec la nature. On est seul. Son âme se régénère.”

Dans sa vieille jeep il parcourt inlassablement les 5000 kilomètres carré du marais ici asséché.

Il piste la faune qui s’y cache. Et notamment ces ânes sauvages qui vivent protégés depuis 40 ans dans un sanctuaire créé par le gouvernement indien.

On y trouve aussi des loups plus discrets et la plus grande antilope indienne, le nilgaut.

Sans parler de tous les oiseaux qui profitent des marais du Rann déclaré réserve de biosphère en 2008.

Devjibhai n’est pas qu’un contemplatif. Il a créé à la marge du désert un éco lodge pour touristes. Ils s’installent dans des huttes traditionnelles.

Un lieu à même de répondre aux attentes de confort et d’exotisme des touristes qui peuvent à partir de là partir en excursion dans le désert et dans les villages environnants.

Birgid Fritsch et Winfred Alt, deux touristes allemands : “C‘était fascinant de voir comment ils récoltent le sel, de voir aussi des ânes sauvages. Je n’avais jamais vu de si grands animaux et il y aussi beaucoup de flamant roses et d’oiseaux.”

Le Rann de Kutch est en fait un ancien golfe de la mer d’Arabie. Lors de la mousson, l’eau envahit le marais, entourant entièrement le reste du district de Kutch qui forme alors une île temporairement séparée du reste de l’Inde.

La récolte du sel représente une activité importante du Rann.

Jumed Malik, propriétaire de l‘éco-resort Rann Riders : “Si à l’avenir le gouvernement encourage les gens qui vivent sur les limites du désert à mieux s’impliquer dans la protection de la vie sauvage du Rann et à devenir des guides pour les touristes ils en bénéficieront ainsi que la protection de l’environnement.”

Le Gujarat est aussi connu pour son artisanat, de la taille de la pierre aux tissages en passant par la broderie, comme celle que fait Meenabhen : “Cela fait plus de 50 ans que je brode. Avant ça, nos ancêtres faisaient aussi ce travail. Aujourd’hui avec les touristes, nous sommes payés pour tout ce travail que cela représente.”

Mais retour dans le désert avec Devjibhai sa vie est là, dans cette grande étendue qui pourrait sembler inhospitalière, pourtant : “Je vais continuer à parcourir cet endroit. C’est là où je suis né et c’est là où je vais mourir. Je suis heureux.”

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