Palmarès du 33ème Festival International du film d'Istanbul

Découvrir le nouveau player
euronews (en français)
2,2K
36 vues
  • Infos
  • Exporter
  • Ajouter à
Lors du 33ème Festival International du film d’Istanbul, les producteurs et réalisateurs de cinéma étaient invités à voir un éventail de films mais aussi à préparer les projets de demain.

“Istanbul est comme un pont entre l’Europe et l’Asie, explique la directrice du festival Azize Tan. Notre section coproduction baptisée “rencontre sur le pont” veut créer la rencontre entre les producteurs de films du monde entier et les producteurs de films turcs.”

Le symbole du festival est la tulipe, qui se décline en plusieurs types de récompenses selon les catégories.

Le scénariste norvégien Eskil Vogt qui a signé son premier long métrage, “Blind”, en tant que réalisateur a reçu la Tulipe d’or des mains du réalisateur iranien Asghar Farhadi, président du jury.

Dans “Blind”, il met en scène une jeune femme qui vient de perdre la vue et se cloître chez elle. Le réalisateur nous plonge dans ses monologues intérieurs, ses angoisses, ses fantasmes.

“Au début, il y avait juste l’idée de la cécité, comme d’un objet très intéressant cinématographiquement, relate-t-il. On peut jouer avec, presque comme quelque chose de ludique. Et puis j’ai rencontré des gens qui ont perdu la vue, je me suis beaucoup documenté et la part de la tragédie humaine a aussi été intégrée dans l’histoire.”

La Tulipe d’or récompensant le meilleur film turc a été décernée à “Je ne suis pas lui”, du réalisateur Tayfun Pirselimoğlu.

“C’est l’histoire d’un changement d’identité, à travers un homme qui travaille dans la cantine d’un hôpital et qui devient progressivement quelqu’un d’autre, résume-t-il. Cela change sa vie et sa destinée d’une manière imprévisible.”

Dans “Je ne suis pas lui”, un homme solitaire et introverti se laisse séduire par une jeune femme. Il est question du désir d‘être quelqu’un d’autre, quitte à usurper l’identité d’un mari emprisonné.

Le prix du meilleur réalisateur revient à Onur Ünlü pour “Let’s Sin”, sorte de thriller comique.
Un meurtre a été commis dans une mosquée, mais l’affaire n’intéresse pas vraiment la police.
Alors. l’imam va mener l’enquête…

“ C’est un vieux projet de film qui remonte à environ 20 ans en arrière, quand j‘étais étudiant, se souvient Onur Ünlü. Je visitais les mosquées et j‘étais inspirée par la littérature policière.”

L’acteur Serkan Keskin a reçu le prix du meilleur acteur pour son interprétation de ce religieux peu conventionnel.

“Je ne me suis pas tant préparé que ça pour le rôle de l’imam, décalre-t-il. Mais pour la scène de la boxe, là j’ai du m’entraîner à pratiquer, donc j’ai plutôt travaillé sur ce côté du personnage – car sinon cet imam est un être humain, donc ce n‘était pas trop difficile de rentrer dans le rôle.”

Le trophée de la meilleure actrice turque a été attribué à “Vahide Gördüm” pour son rôle dans “Ayhan Hanim”, (“Madame Ayhan”, littéralement), de Levent Semerci.
Elle y campe une femme au foyer, mère de 4 enfants, dans la Turquie des années 80 en proie à l’instabilité politique.
Sur fond de coup d’Etat, la cellule familiale commence à se désagrégrer.

En tout ce sont environ 230 film qui ont été présentés durant les quinze jours du festival.

“Il y avait beaucoup à voir et à découvrir durant le festival international du film d’Istanbul, entre une sélection de films très riche et une ville prolifique toujours en mouvement”, commente notre envoyé spécial Wolfgang Spindler.

0 commentaire