Centrafrique : les Casques bleus attendus avec impatience

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Les renforts internationaux sont attendus avec impatience à Bangui.Alors que les 2.000 militaires français et les 5.600 soldats de l’Union africaine ont bien du mal à restaurer le calme, le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son feu vert jeudi au déploiement de 11.800 Casques bleus en Centrafrique, pour leur prêter main forte.

Pour Moustapha Niass, résident du quartier musulman PK13, si cet effort est nécessaire, vient un peu tard. “Si ils en avaient le pouvoir, ils auraient dû le faire avant le début des massacres. Mais ils n‘étaient pas là. Les gens ont lancé des appels avant, mais ils sont toujours en retard. Ils parlent du mois d’octobre (pour un déploiement) mais on est déjà dans une situation précaire,” s’insurge-t-il.

Du côté de la majorité chrétienne de Bangui, Fredith Aya, vendeuse d’huile de palme, n’arrive plus à exercer son activité du fait de l’insécurité. “J’ai besoin des casques bleus ici à Bangui parce que présentement, on a beaucoup souffert. Beaucoup sont morts. Dans tous les quartiers il y a des morts. Il faut que les Casques bleus viennent vite là,” dit-elle.

En un an, les violences entre les ex-rebelles musulmans Séléka, et les milices chrétiennes anti-Balaka ont fait des milliers de morts. Chassée du pouvoir au printemps, la Séléka tient toujours les riches régions minières du Nord et de l’Est du pays.

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