Accueil glacial en perspective pour Angela Merkel en Grèce

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Au lendemain du retour de la Grèce sur les marchés, Athènes prépare son comité d’accueil pour Angela Merkel.

La chancelière allemande vient soutenir le gouvernement, qui, pour la première fois depuis 2010, a lancé une opération permettant de lever trois milliards d’euros en obligation à cinq ans.

Une visite symbolique qui n’est pas du goût de certains manifestants. Pour eux, Angela Merkel incarne l’austérité et la tutelle imposées à la Grèce.

“C’est très dur. J’ai vraiment très peur que la croissance ne soit pas de retour, que ce soit dans deux ans, ou même dans dix ans”, indique Eliana Nikolopoulou, une étudiante.

La rue hurle son désarroi et sa colère. Dernier exemple en date : l’explosion d’une voiture piégée ce jeudi matin devant le siège de la Banque de Grèce.

En dépit des circonstances, Angela Merkel vient donc montrer aux investisseurs qu’ils peuvent acheter de la dette grecque, même si elle représente toujours 175% du PIB.

Le Premier ministre, Antonis Samaras, a d’ailleurs estimé que les marchés avaient “exprimé d’une façon incontestable leur confiance dans l‘économie grecque, dans l’avenir de la Grèce, et dans la capacité de la Grèce à sortir de la crise”.

Une manière, aussi, de justifier les sacrifices imposés depuis quatre ans à la population à quelques semaines des élections européennes et municipales.

Mais pour nombre de Grecs, le pays est loin d‘être sorti de l’ornière. Ils étaient 20 000 à défiler mercredi lors de la grève générale.

La rue restera-t-elle silencieuse face à Angela Merkel ? En tous cas, toutes les précautions ont été prises et les manifestations interdites.

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