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    L'Afrique préoccupée par la propagation du virus Ebola

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    par euronews (en français)

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    L’Afrique de l’Ouest se mobilise contre une épidémie de fièvre hémorragique, due en partie au virus Ebola. La Guinée est pour l’instant le pays le plus touché, avec 86 morts depuis le mois de janvier. 45 ont été confirmés comme étant dus à Ebola, un virus hautement contagieux.

    Très active sur le terrain en Guinée, l’ONG Médecins sans Frontières parle d’une épidémie sans précédents. “On est confronté à une épidémie d’un type, d’une ampleur jamais vue par la répartition du nombre de cas sur le territoire’‘, souligne Michel Van Herp, épidémiologiste de MSF.

    Il n’existe à ce jour pas de vaccin ou de traitement spécifique pour combattre le virus Ebola. Le malade souffre d’une fièvre hémorragique sévère et mortelle dans 90 % des cas. Outre une fièvre brusque, des maux de tête et douleurs musculaires caractérisent les premiers symptômes, qui ressemblent à ceux du paludisme. “On est confronté à la souche la plus agressive d’Ebola, la souche Zaïre, qui tue plus de neuf personnes sur dix’‘, indique Michel Van Herp.

    Découvert en 1976 en République Démocratique du Congo, Ebola a surpris en frappant, pour la première fois, la Guinée. Deux cas viennent d‘être enregistrés au Liberia ; la Sierra Leone et le Mali ont signalé également des cas suspects.

    Le virus se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés, qu’il s’agisse d’hommes ou d’animaux. Il est, par conséquent, recommandé de ne pas manger de la viande de brousse, notamment de la viande de chauves-souris, qui sont soupçonnées de contaminer les fruits.

    “Nous pensons que les chauves-souris frugivores sont le réservoir du virus, mais il faut encore confirmer’‘, souligne Jean-Jacques Muyembe, le directeur de l’Institut national de recherche biomédicale en RDC. ‘‘La seule façon de lutter contre Ebola, c’est la propreté, rompre la chaîne de transmission, détecter rapidement les malades et les isoler.’‘

    Le professeur Muyembe insiste sur l’urgence de trouver un vaccin contre Ebola, un virus qui se propage et tue plus vite et d’avantage encore que le VIH.