Du podium au Museum

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Exposer la haute couture dans un musée,
Une idée qui peut amuser.

Pourtant les happy few, femmes et hommes,
Se pressent au Victoria & Albert Museum,
Pour explorer l’histoire des podiums.

Belle idée de l’institution londonienne,
Qui rend hommage à la mode italienne,
Et tente d’en extraire le fashion ADN.

“Je pense que c’est le savoir-faire qui rend les produits italiens si exceptionnels”, analyse le couturier Tom Ford. “C’est de la grande qualité et un sens inné de l’artisanat, que les mots ne peuvent pas décrire.”

“Je pense que les Italiens aiment le corps féminin”, ajoute l’actrice Elizabeth Hurley. “Ils veulent que les femmes aient l’air fabuleuses et moi j’aime ça.”

Pour une fois sur le catwalk,
Les mannequins sont en toc.

Si l’on reproche parfois aux top models d‘être un peu bêtes,
Ces filles-là, elles, n’ont même pas de tête.

Dans ces vitrines, rien n’est à vendre,
Le visiteur est là pour contempler, s‘ébahir, s‘éprendre.

Dans le musée, pas de sculpteurs, pas de peintres,
Que des chefs-d‘œuvre enlevés de leurs cintres.

Parce que ces robes, c’est un patrimoine,
Pas du premier prix Made in Taïwan.

Prada, Gucci, Armani, Versace,
Moi, je n’en ai jamais assez.

Alors on dit “grazie” à Monsieur Giorgini,
Père d’une industrie, simple génie.

“Si Christian Dior est considéré comme celui qui a fait renaître la haute couture française en 1947, il faut également reconnaître que Giorgini a lancé l’industrie de la mode italienne parce que sa création a attiré l’attention du monde entier sur l’Italie pour la première fois”, explique Sonnet Stanfill, commissaire de l’exposition.

Costards d’après-guerre, broderies et jupières,
Qui ne rêverait pas d’enfiler un jour ses habits de lumière ?

L’Italie a toujours été à la pointe, jamais à la remorque.
Car Milan ne sera jamais Paris, Londres ou New York.

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