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    maskott

    por maskott

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    "LES PASSANTES" que Georges Brassens fit connaître en les chantant, mais dont les paroles sont d'Antoine-Pol et la musique de Jean Bertola
    (comme me le fit remarquer ADROITEMENT la personne qui me posta un com!)

    Vous saurez TOUT: le film, le montage du film sont de moi, et c'est moi qui chante, et si je regrette bien une chose, c'est de ne pas être celle qui danse avec ce merveilleux cavalier!
    signé Maskott


    "Je veux dédier ce poème
    A toutes les femmes qu'on aime,
    Pendant quelques instants secrets,
    A celles qu'on connaît à peine,
    Qu'un destin différent entraîne,
    Et qu'on ne retrouve jamais,

    A celle qu'on voit apparaître,
    Une seconde à sa fenêtre,
    Et qui, preste, s'évanouit,
    Mais dont la svelte silhouette,
    Est si gracieuse et fluette,
    Qu'on en demeure épanoui,

    A la compagne de voyage,
    Dont les yeux, charmant paysage,
    Font paraître court le chemin,
    Qu'on est seul, peut-être, à comprendre,
    Et qu'on laisse pourtant descendre,
    Sans avoir effleuré sa main,

    A la fine et souple valseuse,
    Qui vous sembla triste et nerveuse,
    Par une nuit de carnaval,
    Qui voulu rester inconnue,
    Et qui n'est jamais revenue,
    Tournoyer dans un autre bal,



    A celles qui sont déjà prises,
    Et qui, vivant des heures grises,
    Près d'un être trop différent,
    Vous ont, inutile folie,
    Laissé voir la mélancolie,
    D'un avenir désespérant,

    Chères images aperçues,
    Espérances d'un jour déçues,
    Vous serez dans l'oubli demain,
    Pour peu que le bonheur survienne,
    Il est rare qu'on se souvienne,
    Des épisodes du chemin,

    Mais si l'on a manqué sa vie,
    On songe avec un peu d'envie,
    A tous ces bonheurs entrevus,
    Aux baisers qu'on n'ose pas prendre,
    Aux coeurs qui doivent vous attendre,
    Aux yeux qu'on n'a jamais revus,

    Alors, aux soirs de lassitude,
    Tout en peuplant sa solitude,
    Des fantômes du souvenir,
    On pleure les lèvres absentes,
    De toutes ces belles passantes,
    Que l'on n'a pas su retenir"