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    BFM Story: Baclofène: une nouvelle pilule utilisée dans le traitement de l'alcoolisme - 14/03

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    par BFMTV

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    solo42
    14 mars 2014 : la RTU est accordée pour utiliser le baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance. Pratiquement 10 ans après qu'Olivier Ameisen ait fait cette découverte !

    Nous saluons Olivier Ameisen pour sa découverte et son combat ainsi que le Pr Maraninchi qui, malgré les obstacles et les oppositions corporatistes, a su imposer cette mesure attendue depuis de nombreuses années par les médecins et les malades.
    Nous n'oublions pas la presse, les médecins courageux prescripteurs et les associations de malades.

    Malheureusement, certains vivent cette révolution comme la fin de leur fonds de commerce et après avoir usés leurs forces à ralentir cette autorisation, arrivent encore à l’entacher pour compliquer le travail des médecins, ralentir la guérison des malades mais surtout préserver leurs acquis corporatistes :
    - « Le baclofène pourra être prescrit après échec des autres traitements disponibles chez les patients alcoolo-dépendants... » ce qui signifie : suivez d'abord notre parcours inutile et cher (mais lucratif tout dépend de quel côté on se trouve) et si cela ne fonctionne pas, vous aurez le droit de demander du baclofène ! De qui se moque-t-on ? ! nous savons tous que 80 % des malades refusent la filière existante qui n'a d'autre objectif que le sevrage et l'abstinence à vie ! Les malades doivent avoir droit au baclofène en première intention de soin s'ils refusent l'idée du sevrage et de l'abstinence à vie !

    - demande d'un deuxième avis à partir de 120 mg... et pas à n'importe qui, à « Psychiatre, addictologue ou tout autre médecin avec formation et expérience particulière dans ce champ » c'est à dire à ceux qui sont contre le baclofène et qui n'ont aucune expérience de prescription. Ceux qui depuis 1935 brillent par leur incompétence à traiter ce fléau !

    - à partir de 180 mg, « un avis collégial au sein d’un CSAPA (Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) ou d’un service hospitalier spécialisé en addictologie est requis. » c'est à dire, ceux, qui comme précédemment mais à une échelle supérieure, ont toujours été contre le baclofène,
    Il suffit de lire ce qui était répondu à un malade pas plus tard que le 07/03/2014 http://www.alcool-info-service.fr/Vos-Questions-Nos-Reponses/Baclofene
    Quant à l'ANPAA qui chapeaute tout ça, il faut savoir que cette association emploie 1400 salariés, perçoit 70 millions d'euros de subventions et que son Président, Alain Rigaud, aussi Président de la FFA, s'est souvent exprimé contre l'utilisation du baclofène.

    Cette RTU est donc une victoire pour les médecins, les malades et la santé publique, mais son cadre d'utilisation ( qui préserve les intérêts corporatistes des anti-baclofène de la filière traditionnelle, inutile, inefficace et coûteuse du traitement de l'alcoolo-dépendance ), ne correspond en rien à l'utilisation actuelle du baclofène par 10 000 médecins et 100 000 patients. Elle est vidée de sa finalité !

    Yves BRASEY Vice-Président de l'association Baclofène
    Par solo42Il y a 2 ans