Marseille : comme en 83 ?

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Après CSA il y a trois jours, c’est désormais BVA qui vient apporter sa science à la prévision électorale à moins de deux semaines du premier tour des municipales.
Et voilà qu’il viendrait annoncer – si les prévisions s’avèrent exactes - tout à la fois la victoire et la défaite de Jean Claude Gaudin.
La victoire tout d’abord, du moins en voix :
La liste du maire sortant obtiendrait 41% des suffrages au premier tour, suivi de celle de Patrick Mennucci 26%. Le FN pointe en troisième position avec 16%. Suivent ensuite le Front de Gauche 11%, La liste Pape Diouf 5% et enfin la liste Soubeyrand 1%
Si l’on compare avec le sondage CSA Le Figaro de janvier dernier, l’équipe sortante progresse de 4 points, tendis que l’alliance PS-EELV en perd 5. Au passage, elle ne profite pas des 3 points attribués au tandem Bennahmias - Madrolle. Un de chute aussi pour le FN
A gauche le Front de Gauche de Jean Marc Coppola gagne 2 points. La liste Diouf n’était pas encore déclarée en janvier dernier et sa configuration ne peut être comparée au seul « Sursaut » crédité de 1% à l’époque.
Au second tour selon le sondage BVA, Jean-Claude Gaudin obtiendrait 45% des voix sur Marseille (+3), Patrick Mennucci 39 (-2) et Stéphane Ravier 16 (-1).
A y regarder de plus près, la progression de Jean Claude Gaudin correspond à son entrée en campagne à partir de Janvier et le score annoncé ne mérite pas pour l’instant qu’on fasse « péter les bouchons » à l’UMP.
En revanche, et c’est paradoxal, le score de Patrick Mennucci s’essouffle au fur et à mesure qu’il construit son rassemblement du premier tour. De plus l’entrée en campagne de Pape Diouf, même si les sondages ne lui prédisent pas un score à la hauteur de sa couverture médiatique, semble peser sur le résultat du candidat socialiste au premier mais aussi au second tour où les reports de voix semblent encore plus difficile qu’avec le Front de Gauche. Et Patrick Mennucci sait déjà - le précédent sondage l’avait prévenu déjà qu’il va devoir effectuer un travail de conviction sur sa gauche au second tour.
Si on s’en tenait là, donc, tout irait pour le mieux dans le camp UMP. L’affaire serait faite, le sénateur – maire serait déjà en route pour un quatrième mandat, avant de passer la main, en cours d’exercice à Yves Moraine.
Oui, mais non ! Jean Claude Gaudin risque même de terminer sa carrière comme il avait commencé celle de chef de l’opposition, en 1983 : Majoritaire en voix et …battu.
C’est en tout cas ce que prétend la photographie de l’instant présent prise par BVA sur le 3e secteur.
C’est là, inutile de tergiverser, que tout va se jouer. Parce que le sondage général n’annonce pas que le PS pourrait perdre un secteur. En revanche il confirme ce que disaient les précédents sur la probabilité de voir la gauche battre Bruno Gilles fin mars comme elle avait battu Renaud Muselier en juin 2012.
La première « surprise » de ce sondage, c’est que Bruno Gilles ne profite pas de l’Effet Gaudin et stagne à 36%. C’est même un point de moins que le sondage CSA de la semaine dernière.
Marie Arlette Carlotti, elle aussi recule, de deux points à 29%.
C’est la candidate Front de Gauche qui fait la plus belle percée avec 14% (+2) tandis que la liste Diouf (5%) et la liste Soubeyrand (1%) gagnent chacune 0,5%.
Enfin le candidat FN reste stable à 15%
Mais au second tour Marie Arlette Carlotti l’emporterait avec 44% et malgré un mauvais report des électeurs de Pape Diouf contre 42% pour Bruno Gilles et 14% pour le FN.
A gauche, on a conscience que c’est l’abstentionniste qui arbitrera le match. Pour Isabelle Pasquet (FG) le score annoncé « conforte l’influence (du Front de Gauche) sur le secteur et ça conforte nos positions mais les 40% d’abstentionnistes du premier tour représente aussi une marge sur laquelle nous devons travailler ». Et l’argument vaut tout autant pour le second tour : « Il ne faudrait qu’on prenne le risque, dit la sénatrice communiste, que la droite gagne parce qu’on ne se serait pas mobilisé pour le second tour ».
Mais appel à la mobilisation chez Marie Arlette Carlotti : « les sondages ne sont que des sondages, mais ils montrent que ce secteur peut passer à gauche et que du coup, c’est Marseille qui peut passer à gauche. Je veux dire aux abstentionnistes, attention ! Vous ne voulez plus de Jean-Claude Gaudin, alors ne vous réveillez pas, parce que vous avez trainé les pieds, parce que votre avenir vous inquiète, voire parce que vous avez des tas de reproches à faire, peut-être également au gouvernement, avec Jean –Claude Gaudin pour encore six ans ».
A droite, certains attendaient ce sondage avec impatience. Ont ils été rassurés ? Ou bien a-t-il ramené dans les esprits le syndrome de 83 ?
©Infos-Marseille.fr

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