La Dame à la licorne

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A l’occasion de la restauration de la La Dame à la licorne au Musée de Cluny, décryptage de cette œuvre considérée comme la «Joconde» de l’institution parisienne.

Après un voyage au Japon, les six tapisseries dites de La Dame à la licorne, datées des années 1500 et souvent considérée comme la «Joconde» du musée de Cluny sont de retour au Musée de Cluny, à Paris. Chacune d’entre elles, illustre un sens : le goût, l’ouïe, l’odorat, la vue, le toucher. Quant à la sixième, sur laquelle on trouve l’inscription «Mon seul désir», elle reste jusqu’ici mystérieuse. La tenture a été découverte en 1841 par Prosper Mérimée dans le château de Boussac, alors sous-préfecture de la Creuse. Elle entra immédiatement dans la légende grâce aux écrits de Georges Sand et Rainer Maria Rilke. Outre un dépoussiérage, un lavage et une doublure neuve, ce qui fait ressortir leurs couleurs et efface les plis formés par le poids de l’accrochage, elles sont depuis exposées dans un nouvel écrin et dans un ordre de présentation qui progresse du plus matériel des sens (le Toucher) au plus spirituel (la Vue). Cette nouvelle salle bénéficie d’un volume rehaussé, elles sont suspendues sur des cimaises inclinées pour alléger la tension du tissage, avec un éclairage de leds modulables, et une «boussole» centrale désignant chaque tapisserie, pour faciliter la proximité du public avec les œuvres. L’accès à la salle s’effectue par une rampe permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite. Cette rénovation muséographique constitue le premier pas du projet «Cluny 4», soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication. Ce projet vise à améliorer l’accueil du public et à mettre en valeur le bâtiment des thermes antiques, dont les ruines visibles depuis l’extérieur sont actuellement peu compréhensibles.

Élisabeth Taburet-Delahaye, la directrice du musée, analyse pour Libération l’un des grands chefs-d'œuvre du musée de Cluny. Dominique Poiret

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