UE : un sommet extraordinaire pour l'Ukraine, mais pas d'optimisme

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Accentuer la pression, mettre en garde sévèrement la Russie, c’est dans ce sens que semble se diriger le sommet européen extraordinaire de ce jeudi à Bruxelles.

L’idée de sanctions contre Moscou, si elle a été évoquée, ne sera probablement pas retenue, trop de réticences étant venues de plusieurs Etats membres.

Les seules mesures “ciblées” qui pourraient être envisagées sont dès lors la suspension des négociations sur la libéralisation des visas entre Moscou et l’Union, un embargo sur les armes, mais des mesures économiques restent peu probables.

Et ce matin à leur arrivée à Bruxelles, les dirigeants européens ne voulaient rien anticiper.

Antonis Samaras, Premier ministre grec, dont le pays assure la présidence de l’Union jusqu’en juin :
“Nous avons une crise à désamorcer et l’Europe doit montrer son rôle de modérateur”.

François Hollande, président français :
“Le Conseil Européen va pouvoir exprimer la voix de l’Union sur la question de l’Ukraine en donnant son soutien au gouvernement ukrainien pour mener les réformes économiques et organiser l‘élection présidentielle”.

Angela Merkel a pris pour sa part les devants en téléphonant à Vladimir Poutine mercredi. Les deux dirigeants ont selon le Kremlin discuté des “scénarios” pouvant permettre une “normalisation” de la situation en Ukraine.

Angela Merkel :
“Comment pouvons-nous aider l’Ukraine dans cette situation ? Nous voulons que les gens qui se sont battus pour la liberté et la démocratie aient un bon futur. C’est pourquoi je me réjouis du plan d’aide financière que la Commission a annoncé hier”.

Bruxelles a en effet annoncé hier un ensemble de mesures d’aide économique à l’Ukraine, package qui se chiffre à onze milliards d’euros sur deux ans.

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