l'ile aux Cénotes volet 1

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lamarque thierry
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l'expédition spéléologique d'avril 2011 en Céphalonie (Kéfalonia) mastérisé.

résumé de l'expédition :


Tout à commencez en 2011, où nous étions en vacance, en famille sur l’ile de kéfalonia, c’est en Grèce. Nous sommes installés à Sami, dans un chouette camping, en bord de mer.

Notre aventure est avant tout scientifique car il y a pleins de sources d’eau saumâtre qui sortent dans la mer et tout autour de nous c’est bourré de massif calcaire.

Ah j’oubliais, Bruno, Denis, Pierrot et moi sommes spéléo, Bruno étant le scientifique de l’équipe et l’initiateur de cette expédition.

En fait, Il est intrigué par le phénomène hydrogéologique des katavothres. Comme leur nom l’indique, en grec, ce sont des trous qui engloutissent.... L’eau de mer pénètre sous terre par des petites fissures et ce qui est remarquable, c’est que les points d’entrées sont sous le niveau de la mer.

pour résumer et en finir avec cette bizarrerie, il y a de l’eau de mer qui rentre dans les terres, par des pertes qu’on appelle les katavothres, qui traverse l’ile de part en part, et qui ressort ici, dans la baie de Sami, principale zone des sources d’eau saumâtre et notamment à karavomilos.

Toutes les sources de la baie entre sami et Aghia Effimia, sont saumâtres et se trouvent soit au niveau de la mer, soit en dessous, sur la trentaine recensé, 3 sources dépasserait les 100 l/s.

Bref, ce phénomène est unique, les explications scientifiques sont nombreuses et Bruno veut faire la sienne.

Donc, à temps perdu, nous sillonnons l'île à la recherche de cavités. Mais au bout d'une semaine, nous n'avons rien trouvé. Pourtant, la région a du potentiel, avec quelques cavités de taille, comme les grottes touristiques de Drogarati, c’est une simple galerie d’une dizaine de mètres, très concrétionné qui débouche sur une vaste salle, bien moins originale que mélissani, un véritable cénote avec un puits naturel d’une vingtaine de mètre de profondeur. ouais je sais très belle image, ouais je sais c’est pas moi qui l’ai faite.

Une autre cavité de taille et bien connu des habitants de l’ile, le gouffre d’Angalaki. Il se situe dans la plaine agricole de Sami à 3 km de la mer et s’ouvre à une altitude de 54 m. Femmes et enfants obligent, nous le visitons tard dans la nuit...

Ouais, ça grince, fallait mouiller les cordes, l’ouverture circulaire d’Angalaki mesure une vingtaine de mètres, on atteint une vaste salle d’effondrement en forme de cloche,, plus bas se trouve un lac immense...

une fois le cône d’éboulis descendu, nous arrivons sur un lac immense avec en son milieu un radeau artisanal sur lequel se trouve une ancienne pompe.



A angalaki l’eau souterraine est saumâtre, comme toutes les sources qui sortent dans la baie de Sami. Une eau saumâtre est une eau légèrement à moyennement salée. Sa teneur en sel est comprise entre 1 et 10 g/l, contre 35 g/l en moyenne pour l'eau de mer. Nous en reparlerons dans le 2ième volet.
Nous avons tenté d’approcher les quelques sources sous-marine en bord de mer, mais, elles semblent impénétrables, équipé, nous nous rabattons sur Karavomilos, principale source en lien avec les katavotrès. Souvenez-vous, nous n’avions pas pu y accéder avec la barque. son exploration se solde par un échec, la voûte plonge rapidement, et continue sous forme d’un large siphon.


Bilan, nous avons la nette impression que les exploration sur cette ile ne sont que pour les plongeurs.

La chance va finalement jouer en notre faveur, mais comme d’hab çà se passe la veille de notre départ... nous allons découvrir que les plus gros vides karstiques connus, se trouvent ici, entre les sources saumâtres de la baie de Sami, et quelques kilomètres, un peu plus haut dans les terres.

Il nous invite à la mairie et nous montre d'anciens projets de valorisation du patrimoine karstique de sa région, puis nous partons faire un tour dans son 4x4 ou nous découvrons alors, une série de trois gouffres d'effondrement gigantesques :
Agia Eleoussa profond d'au moins 50 mètres se poursuivant plus bas sur un gros cône d'éboulis
Agios Theodorous tout aussi profond mais avec un plan d'eau magnifique en son fond,
et enfin Hiridoni qui descend en pente douce s’ouvrant à la faveur d’une énorme faille verticale.

Cerise sur le gâteau, Manolis nous montre un dernier cénotes, il se situe juste à côté de la source de Karavomilos on y accède par un petit sentier défendu par des oies sauvages, il se nomme Zervati.

Hyper motivé nous prenons déjà rendez vous pour un prochain voyage d’étude, Revenir vite ! pour explorer et étudier tous ces cénotes, C’est la fin de notre première expédition.

Nous rejoignons Patras, ou nous nous retrouvons démunis, et désemparé, face aux centaines de clandestins qui cherche par tous les moyens à embarquer, vers un avenir meilleur.
Ces dernières images sont pour eux, Une des faces cachées de la Grèce.......

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