Quelle stratégie pour Airbus après ses excellents résultats en 2013 ?

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Le groupe Airbus présente de très bons résultats pour l’année 2013, que ce soit dans l’aéronautique commercial, mais aussi dans les secteurs de la défense et de l’espace.

L’ancien groupe EADS table sur une stabilité de son chiffre d’affaires en 2014, et confirme son objectif d’une rentabilité de 7 à 8 % dès 2015. Elle serait même de 10 %, sans les surcoûts liés au développement de l’A350.

L’an passé, le chiffre d’affaires du Groupe Airbus a atteint 59,2 milliards d’euros, en hausse de 5%. Son résultat net est d’ 1,46 milliard d’euros, en progression de 22 %.

Dans le secteur de l’aviation civile, la demande est telle qu’Airbus a décidé d’accélérer la cadence de production de ses moyen-courriers A320 de 42 par mois actuellement à 46 au deuxième trimestre 2016.

En effet, ses carnets de commandes sont pleins: plus de 10 000 ont déjà été commandés et plus de 5700 doivent encore sortir des chaînes.

Le long-courrier A350 est sur les rails pour une première livraison à la fin de l’année à Qatar Airways. Le groupe a provisionné 434 millions d’euros de surcoût pour ce modèle, qui devrait être commercialisé d’ici la fin de l’année.

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Giacomo Segantini, euronews
“Avec nous depuis Toulouse, le président du Groupe Airbus, Tom Enders.

Il y a un contraste saisissant entre la demande en Europe et sur les autres marchés. Alors que la croissance s’accélère dans des régions comme le Moyen-Orient, vous attendez-vous à ce que la production du Groupe Airbus s’internationalise elle aussi ?”

Tom Enders, PDG d’Airbus Group
“Absolument. Le Groupe Airbus est déjà assez international. Si l’on compare à ce que l’on était, il y a disons cinq ou dix ans, vous verriez un contraste saisissant et que nous avons beaucoup travaillé pour nous internationaliser. Nous avons par exemple construit une ligne de montage final en Chine, qui fonctionne très efficacement aujourd’hui. Nous en avons construit une autre dans l’un des plus grands marchés de l’aviation, les Etats-Unis, à Mobile en Alabama, et de nombreux centres d’ingénieurs un peu partout dans le monde.”

Giacomo Segantini, euronews
“Des résultats brillants dans l’aviation civile d’un côté, une restructuration en profondeur des pôles Défense et Espace de l’autre. Est-ce que le cap est fixé au moins pour les quelques prochaines années ? Vous êtes sur la voie pour atteindre votre objectif, à savoir une marge de 15% dès 2015 ?

Tom Enders, PDG d’Airbus Group
“Et bien je peux confirmer que nous sommes sur la bonne voie, nous faisons des progrès chaque année, et en ce qui concerne les objectifs pour 2013 – si l’on inclut le programme A350, l’objectif de 10% est réduit à 7-8%, mais nous l’avons déjà expliqué aux investisseurs l’an dernier – nous faisons de bons progrès, et en ce qui concerne la restructuration des pôles Défense et Espace, nous voulons générer plus de rentabilité, plus de compétitivité dans ces secteurs dans le futur. Et si je vois les progrès faits ces douze derniers mois, ils sont encourageants, je crois que nous pouvons atteindre nos objectifs.”

Giacomo Segantini, euronews
Certains affirment que le vrai défi des prochaines années sera de maintenir le rythme de production et de livraison. Est-ce vrai ? Ou êtes-vous plus inquiets que des clients annulent tout d’un coup leurs commandes ?”

Tom Enders, PDG d’Airbus Group
“De ce côté, nous ne sommes pas inquiets, nous avons plus de 500 gros appareils sur le carnet de commandes, l’an dernier nous en avons eu 1500 supplémentaires, alors que notre production tourne autour de 600 par mois. Mais nous essayons d’abord de livrer notre appareil aux clients, et c’est pour cette raison que nous avons récemment décidé d’augmenter encore notre production de ce que j’appellerai notre “gagne-pain”, à savoir la famille des A320, pour la faire passer à 46 appareils par mois à partir de 2016 pour 42 actuellement. Et nous envisageons même un accroissement du rythme pour l’année suivante.”

Giacomo Segantini, euronews
“Dernière question : après les pertes engendrées par votre dernière restructuration, certains craignent que l’absence de nouveaux programmes de développement puisse avoir un impact sur l’emploi, en particulier sur les ingénieurs sous-traitants. Est-ce le cas ? Ralentissez-vous le rythme pour donner le temps à l’entreprise d’absorber les coûts ?”.

Tom Enders, PDG d’Airbus Group
“Bien sûr si vous développez un nouveau modèle, cela peut vous coûter 10, 12 ou 15 milliards d’euros si vous échouez. Si vous reconcevez un appareil comme nous l’avons fait avec l’A320, cela coûte moins cher, mais ce qui est le plus important c’est le développement par étapes. Cela ne veut pas dire que nous allons arrêter complètement les programmes de développement. Et nous allons nous préparer en matière de recherche et développement pour l’avenir. Mais nous n’avons jamais donné de garantie à nos ingénieurs ni à nos sous-traitants que nous allions toujours augmenter les effectifs. Cela peut voul

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