Trêve relative à Kev

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Officiellement, la trêve est de rigueur place Maïdan, à Kiev. Mais sur le terrain, les opposants à Viktor Ianoukovitch continuent à alimenter le feu qui leur sert de barricade contre les forces anit-émeutes, les fameux Berkut qui n’hésitent pas eux non plus à faire usage de leurs canons à eau.

Les militants se sentent très loin des préoccupations des dirigeants ukrainiens, comme l’explique Artem, en première ligne. “Les politiciens ne font que jouer. Mais pour nous ce n’est pas un jeu, c’est le sens que nous donnons à notre vie. Nous nous battons pour la justice. Tous ces jeux politiques ne sont pas pour nous”.

“Je ne crois pas au cessez-le-feu. Ils attaquent toujours autant qu’avant, et nous nous défendrons jusqu‘à la fin. Si nous devons plier, nous plierons”, renchérit Vasyl, munit d’un casque et d’une matraque.

Kateryna est une simple volontaire qui ne va pas au front. “Je suis pour la paix. Mais je veux que le conflit soit résolu et la révolution nous donne ce que l’on veut. Le gouvernement a fait des compromis parce qu’il a été provoqué. J’espère que l’opposition parviendra à un accord avec le président”, souligne-t-elle.

Un calme relatif s’installe alors que trois ministres européens des Affaires étrangères, le Français Laurent Fabius et ses homologues allemand et polonais, sont attendus en Ukraine ce matin, jeudi 20 février. “Le terme de cessez-le-feu semble ironique ici à Maïdan. Il y a néanmoins une opportunité à saisir dans les deux camps étant données les circonstances et les pressions de la communauté internationale sur le Président Ianoukovitch et les autres partis”, conclut le chef de notre bureau à Kiev, Sergio Cantone.

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