Marseille : le Front de Gauche se veut garant du changement

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« Nous y sommes ! Quel plaisir de se retrouver et de voir le chemin parcouru ». En une phrase, la première de son discours devant les militants mardi soir à l’auditorium du Parc Chanot, Jean Marc Coppola a résumé plusieurs mois du parcours du Front de Gauche dans cette Municipale marseillaise. Pas de chef autoproclamé, pas de gestion de courants, de guerre des sommets, de programme pré digéré. Mais des semaines de concertations par quartiers, par thèmes par affinités et avec la volonté de placer la concertation au centre du projet, « l’humain au cœur de la campagne », comme les militants du front de gauche se plaisent à le répéter.
Du coup, une campagne peut-être un peu moins « glamour », moins bling-bling, sans « bons mots » et coup de pub, mais une campagne de terrain, de contact bien dans la tradition des gens de gauche qui la porte. Et le meeting lundi soir avait lui aussi cette odeur-là. Pas show à l’américaine, avec l’entrée des candidats sur l’inévitable « Get Lucky », juste une entrée en matière sous forme de table ronde où des « témoins » exposent « leur Marseille », dans les quartiers, les cités, les entreprises. On y parle culture, fraternité solidarité, difficultés, espoirs. Presque un replay de ses assises citoyennes tenues depuis l’été dernier et qui constituent aujourd’hui leur programme.

Restaurer un service public
Un programme articulé autour de trois grands chantiers : la jeunesse, le logement et le transport. Et des mesures fortes comme la volonté d’accéder au 30% de « logement locatif pour tous » par arrondissement dans Marseille, le métro ou le tramway dans tous les arrondissements, un vaste plan de réfections des installations sportives et des piscines qui sera financé « par la redevance de l’Olympique de Marseille pour la location du stade, affirme-t-il, ce qui signifie qu’il est hors de question de vendre le Vélodrome ».
Et puis au Front de Gauche, il y a cette volonté de restaurer un service public pour les Marseillais : « remunicipalisation des cantines scolaires, renégociation des contrats de l’eau, l’assainissement les parkings les tunnels à péages, la desserte du frioul ».

En finir avec la droite qui a fracturé Marseille
Dans ce meeting, pas non plus de petites phrases sur les autres candidats. Juste un constat dressé par Jean Marc Coppola: « Depuis 1995, la droite règne sur cette ville qu’elle a voulu transformer à marche forcée, souvent à contre-courant de son histoire, de sa culture mais surtout en caressant dans le sens du poil ceux qui veulent se partager un gâteau sans en laisser une miette aux habitants ». Et d’ajouter « notre objectif principal est d’en finir avec la droite qui a fracturé Marseille (…) et qui n’attend plus qu’un quatrième mandat pour finir sa sale besogne ».
Le « programme » du FN, le front de gauche affirme trop bien le connaître « organiser la guerre aux pauvres et entre les pauvres, attiser la haine, cultiver les peurs et le rejet de l’autre, gaspiller encore plus d’argent inutilement dans les caméras de vidéo-surveillance et mettre un policier municipal armé jusqu’au dent derrière chaque habitant. Mais pour le développement économique, l’emploi, l’éducation, le logement, les transports, l’environnement, la culture, rien de rien ! ».

Je comprends la colère vis à vis du gouvernement
Reste la question du PS, et du coup celle qui revient dans toutes les interviewes du deuxième tour : « J’entends tous les jours explique Jean Marc Coppola des gens me dire « je voterai Front de Gauche au 1er tour mais pas socialiste au deuxième tour. Je peux comprendre leur colère vis à vis du gouvernement qui mène une politique libérale (…) je comprends le doute à l’égard des socialistes locaux sur leur volonté de mettre en œuvre une politique de gauche alors que la plupart accompagnent les politiques d’austérité du gouvernement ».
Et pour le vice président de la Région PACA, le changement à gauche dépendra du résultat du Front de gauche et de son nombre d’élus. « Notre objectif n’est pas un changement de maire mais un changement de politique. Plus nous auront d’élus FG puis ce changement sera profond et rapide ». Affirmant que « c’est le Front de gauche qui fera gagner la gauche », Jean-Marc Coppola a appelé à faire voter « pour des candidats du Front de gauche qui seront sur les listes au premier comme au deuxième tour (…) des candidats du Front de gauche indépendants, honnêtes qui portent une pratiquez de la politique transparente et citoyenne que Marseille n’a plus connu depuis des décennies».
Rappelons que les différences sondages réalisées prédisent un score de 7 à 9% pour le Front de gauche sur l’ensemble de la ville.
©Infos-Marseille.fr

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