Faire et enseigner l'histoire 1

Urbain GLANDIER

par Urbain GLANDIER

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Faire et enseigner l'histoire en France, aujourd'hui
Comme la plupart des disciplines de transmission et de culture générale, l'enseignement de l'histoire est aujourd'hui très délabré au pays des "hussards noirs de la République", mais la recherche n'est guère mieux lotie, du moins pour ceux parmi les jeunes historiens qui voudraient s'intéresser à autre chose qu'aux anecdotes de mondanité sociétale où au compassionnel démagogique.
Naturellement, comme le reste , ce délabrement a une généalogie et ... une histoire.
Une histoire édifiante et qui explique bien des choses.
Annie Lacroix-Riz a bien voulu en débattre avec des collègues du secondaire, et des candidats à l’agrégation.
La conclusion est qu'en dépit des efforts de la bureaucratie servile et de la veulerie obligée des rastignacs de la classe dirigeante (singulièrement à la culture et à l'éducation nationale), il reste une place pour les historiens car "les bons livres d'histoire effacent aussitôt les mauvais", quand enfin ils peuvent paraître et informer notre jugement sur ce que révèlent progressivement les archives.
Car l'histoire étymologiquement est une "enquête" sur notre passé, susceptible d'éclairer notre présent;
L'Histoire n'est nullement la mémoire (de qui?), ou le souvenir (de quoi?);
L'Histoire n'a rien à voir avec la "commémorationnite" formatée.
L'histoire est un patrimoine commun, elle a un contenu, elle a un sens, pour nous tous, aujourd'hui.
"Nous la faisons en même temps qu'elle nous fait"
Un premier volet confronte dialectiquement les adeptes du "Maître ignorant" à ceux qui considèrent encore l'école et l'enseignement comme des lieux d'émancipation par le partage et la transmission de connaissances :
La "mémoire" et les maîtres ignorants