Grand écran : le débat : Survivantes de la prostitution

LCP
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Thème du débat : « Prostitution, le débat qui dérange »



Invités :



-  Jack Lang, ancien Ministre, président de l’Institut du
Monde arabe



-  Brigitte Lahaie, ancienne actrice X et animatrice de radio



-  Maud Olivier, députée socialiste de l’Essonne, rapporteur de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel

1 commentaire

Dans ce débat, ce qui me surprend,c'est la non-parité entre les partisans de l'abolitionnisme (ou plutôt devrais-je dire de la prohibition) et les opposants à la loi sur la pénalisation des clients de prostitués. Nous avons 2 partisans : Maud Olivier, députée qui a dirigé la commission sur la proposition de loi et le réalisateur du « documentaire » ; et en face : Brigitte Lahaie. Je me souviens quand j'étais petite ; mes parents regardaient « les dossiers de l'Ecran » (et son terrifiant générique) après le film en rapport avec le débat. La production faisait attention de respecter un minimum d'équilibre pour les points de vue. Est-ce équilibré içi ? non : LCP ne fait même pas semblant. Le réalisateur du documentaire est d'évidence aboli-prohibitionniste. Le titre de son documentaire est en référence avec l'Holocauste juif ; ce que je trouve outrageant pour les victimes et les rescapés des camps de concentration nazis. Pourquoi ne pas avoir invité, pour équilibrer le débat, une quatrième personne ayant des avis divergentes ? Il y avait le choix. Marcela Iacub (juriste), Ruwen Ogien (philosophe), Robert Badinter (politique), Elizabeth Badinter (philosophe), Elizabeth Lévy (journaliste), Virginie Despentes (écrivain), voire même carrément les principaux intéressés à savoir un membre du syndicat des travailleurs sexuels, comme Morgane Merteuil ou Thierry Schaffauser ... J'aurais aimé aussi dans le documentaire que le réalisateur explicite comment une des « survivantes », Rosen Hisher a pu modifier son point de vue sur elle-même et sur la prostitution en général. R. Hisher écrivait, il y a encore quelques années , dans son livre « Rosen Une prostituée témoigne » qu'il faut une prostitution légalisée, qu'il faut des lieux dédiés, tels que les Éros Center, comme en Allemagne, et qu'il faut mieux encadrer ce «très vieux métier» qui « à l'évidence ne disparaîtra jamais » dixit elle-même . Dans le même livre, Rosen Hisher se décrivait comme une entrepreneuse. Elle a totalement changé d'avis et se décrit aujourd'hui comme une pure victime et pour la prohibition (???).
Par Daria V en juillet