Advertising Console

    Espagne : l'Infante Cristina devant la justice

    Repost
    euronews (en français)

    par euronews (en français)

    3,4K
    433 vues
    Cristina de Bourbon, Infante d’Espagne sera ce samedi 8 février sous l’oeil des caméras du monde entier. Une médiatisation dont elle se serait bien passée.

    Car la fille cadette du roi Juan Carlos est convoquée au tribunal de Palma de Majorque par le juge José Castro. Le magistrat l’a mise en examen pour fraude fiscale et blanchiment de capitaux présumés à travers Aizoon, société qu’elle détient à parité avec son mari, Iñaki Urdangarín.

    Cristina devra répondre de dépenses personnelles payées par Aizoon, notamment l’achat d’un service de table pour 1.741 euros, des cours de danse à domicile, ou l’organisation de fêtes de famille.

    Son époux est en outre inculpé dans une affaire de détournement de fonds public – 6,1 millions d’euros exactement – avec son ancien associé dans la société Nóos, Diego Torres. A deux reprises, ces deux dernières années, Iñaki Urdangarín a gravi à pieds, comme tout justiciable, la rampe d’accès au tribunal de Palma de Majorque. Il a toujours refusé de s’y rendre en voiture, comme il en avait été exceptionnellement autorisé, eu égard à son rang.

    Cristina avait été inquiétée une première fois le 3 avril 2013, mais la demande de mise en examen du juge Castro avait été rejetée par le tribunal. Une épreuve pour le couple, qui resterait soudé, selon un témoin privilégié, l’avocat d’Iñaki Urdangarín. “Je les ai vu tous les deux très unis dans l’adversité, face à ce qui se passe maintenant et face à ce qui peut se passer dans le futur,” assurait alors Mario Pascual Vives.

    Depuis le couple a été écarté de l’agenda officiel de la famille royale. Car le scandale entame l’image de la couronne : en avril 2013, moins de 4 Espagnols sur 10 disent lui accorder encore leur confiance.

    Pourtant en 2011, au début du scandale, alors que sa fille n‘était pas impliquée, le roi avait cherché à rassurer les Espagnols dans son discours de la veillée de Noël. “Heureusement, nous vivons dans un Etat de droit et tout agissement condamnable devra être jugé et puni conformément à la loi. La justice est la même pour tous,” déclarait-il.

    Le sera-t-elle pour Cristina, septième dans la ligne de succession au trône? Un droit dynastique auquel elle n’est pas prête à renoncer ; tout comme elle n’a pas l’intention de renoncer à son privilège d’accéder au tribunal en voiture.