Envoye Special Somalie
Voyage au coeur d'un pays sans règles ni lois depuis plus de dix ans. Une terre où la violence et l'argent sont les maîtres.
Depuis la chute du dictateur Siad Barré en 1991, la Somalie, livrée aux bandes armées, a sombré dans le chaos. Pendant quelques années, l'Amérique et la communauté internationale ont tenté de restaurer la démocratie et la sécurité, sans succès. Les américains ont quitté Mogadiscio, la capitale somalienne, en 1993 et l'ONU en 1995. Depuis, des chefs de guerrre à la tête de puissantes milices solidement armées se partagent le pouvoir et les trafics. Tout se vend et tout s'achète en Somalie. Pas d'Etat, pas de taxes, pas de contrôles, pour les chefs mafieux c'est le paradis. Pour les autres, c'est l'enfer. En 15 ans, on estime entre 300 000 et 1 million le nombre de personnes tuées dans les affrontements entre clans et environ 3 millions le nombre de déplacés vivant aujourd'hui dans des camps de fortune. Un gouvernement et un parlement somalien existent mais ils siègent au Kenya, députés et ministres vivent en exil, l'insécurité qui règne à Mogadiscio leur interdit tout retour. Pendant ce temps-là, les trois hommes qui règnent sur la capitale se partagent le butin.
Depuis la chute du dictateur Siad Barré en 1991, la Somalie, livrée aux bandes armées, a sombré dans le chaos. Pendant quelques années, l'Amérique et la communauté internationale ont tenté de restaurer la démocratie et la sécurité, sans succès. Les américains ont quitté Mogadiscio, la capitale somalienne, en 1993 et l'ONU en 1995. Depuis, des chefs de guerrre à la tête de puissantes milices solidement armées se partagent le pouvoir et les trafics. Tout se vend et tout s'achète en Somalie. Pas d'Etat, pas de taxes, pas de contrôles, pour les chefs mafieux c'est le paradis. Pour les autres, c'est l'enfer. En 15 ans, on estime entre 300 000 et 1 million le nombre de personnes tuées dans les affrontements entre clans et environ 3 millions le nombre de déplacés vivant aujourd'hui dans des camps de fortune. Un gouvernement et un parlement somalien existent mais ils siègent au Kenya, députés et ministres vivent en exil, l'insécurité qui règne à Mogadiscio leur interdit tout retour. Pendant ce temps-là, les trois hommes qui règnent sur la capitale se partagent le butin.

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