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Les déchets de viandes trouvent un nouveau débouché en France dans les biocarburants

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http://www.actu-environnement.com/ae/news/biocarburants-dechet-viande-20375.php4

Dans l'hexagone, on connaît bien les agrocarburants d'origine végétale mais aussi les biocarburants issus des micro-algues qui concentrent actuellement la recherche et développement. On connaît moins en revanche la filière de transformation des graisses animales en biodiesel. Mais cela risque bien d'évoluer.

Née du partenariat entre le Groupement des Mousquetaires (via ses filiales SCA Pétrole et Dérivés et SVA Jean Rozé, Division Viande et son Pôle industriel) et Saria France, ESTENER est la première unité de production de biocarburant issu de graisses animales à entrer en activité en France.

Pour assurer la transformation des graisses en Ester méthylique d'Huile Végétale (EMHV), respectant la norme européenne EN 14 214, les graisses sont mélangées à 70°C à du méthanol en présence d'hydroxyde de potassium qui joue le rôle de catalyseur. Sont ainsi mises en œuvre des réactions de pré-estérification et de transestérification, suivies de lavage et distillation.

Pour produire 100 tonnes d'EMHA, il faut 100 tonnes de graisses et 10 tonnes de méthanol. On obtient alors 100 tonnes de biodiesel et 10 tonnes de glycérine valorisables en centrale thermique ou en unité de méthanisation pour produire de l'énergie, ou en usage technique non alimentaire.

D'une capacité de 75.000 tonnes de graisses par an environ, l'usine a été dimensionnée pour le marché français.

Un nouveau débouché pour les déchets de viandes non comestibles

Pour être transformées en biodiesel, les graisses animales sont extraites des déchets de viandes non comestibles et impropres à la consommation grâce à une activité d'équarrissage bien connue. Mais depuis la crise de la vache folle, les résidus de viande issus des ruminants (ovins, bovins), ne pouvaient qu'être détruits ou valorisés par l'équarrisseur dans ses propres chaudières en remplacement du fioul.

Au final par rapport à du gazole classique, le Groupement des Mousquetaires estime à 83 % la réduction des émissions de gaz à effet de serre. On devine toutefois que, s'agissant d'une production basée sur des résidus de viande impropre à la consommation, l'impact carbone de l'élevage n'a pas été pris en compte.

Marie Jo Sader

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