Genève : à peine entamées, les négociations pour la Syrie déjà menacées.

euronews (en français)
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Premier couac ce matin, quand la délégation de l’opposition a refusé de s’assoir à la même table que les représentants du régime. Résultat, le chef de la diplomatie syrienne a menacé de quitter Genève, accusant les opposants de n‘être pas sérieux et pas prêts. L‘émissaire de l’ONU pour le conflit syrien, Lakhdar Brahimi, souhaitait réunir émissaires du président Bachar al-Assad et membres de l’opposition en exil.
Si l’opposition a refusé, c’est toujours pour la même raison : elle exige que le gouvernement syrien accepte le principe d’un gouvernement de transition sans Assad décidé lors de Genève I, avant toute négociation directe.

“Les négociations seront indirectes tant que le régime n’aura pas signé Genève I, dit Badr Jamous, secrétaire général de la coalition nationale syrienne. Nous sommes venus ici pour mettre en œuvre l’accord de Genève I et si le régime ne respecte pas Genève I alors il ne sortira rien d’un contact direct.”

Faute de consensus sur la question centrale de l’avenir d’Assad, Lakhdar Brahimi pourrait se concentrer, ainsi que les Occidentaux et les Russes, sur la recherche de premières mesures visant à soulager la population.
M. Brahimi a évoqué des “indications” sur une disponibilité des délégations à discuter de l’acheminement de l’aide humanitaire, de cessez-le-feu localisés, notamment à Alep, et d‘échanges de prisonniers.

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