Le spectre de l'immigration bulgare et roumaine en Europe

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Les craintes d’une prétendue invasion de Roumains et de Bulgares se font plus fortes en Grande-Bretagne et en Allemagne depuis l’expiration cette année, des restrictions de visa les concernant. Londres a sévi contre ce qu’on appelle “le tourisme de protection sociale.” L’Allemagne envisage des mesures similaires. Mais un think-tank britannique juge ces discours alarmistes. A l’approche des élections européennes ce printemps, un responsable des libéraux-démocrates britanniques accuse les conservateurs d‘être “un peu en panique.” De plus, les partis européens anti-immigration ont fait une percée dans les sondages. L’immigration est-elle une menace ou une opportunité pour l’Europe ?

Parmi nos invités, Stuart Agnew, membre du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), des Commissions du Parlement européen de l’Agriculture et de la Pêche et suppléant au sein de la Commission des affaires constitutionnelles, estime qu’une vague de nouvelles arrivées est en passe de se produire dans son pays. Quant à la libre circulation de tous les citoyens européens dans l’Union, il juge que “c’est une bonne chose seulement s’il peut y avoir des contrôles, qu’on sait qui arrive et qu’on connaît l‘état de santé des personnes ou encore leur éventuel passé criminel.”

Pour Minodora Cliveti, eurodéputée roumaine qui siège à la Commission de l’emploi et des affaires sociales et appartient au groupe des Socialistes et Démocrates, cette liberté de circulation est au contraire, une “opportunité pour tous” : “on doit penser à l‘échelle européenne,” dit-elle, “parce que dans le même temps, un million de ressortissants britanniques travaillent en ce moment dans toute l’Union et exercent eux aussi leur droit à la mobilité.” De plus, elle assure que “les craintes d’une invasion n’existent pas en réalité” et que “ce qui se passe en Angleterre est une affaire intérieure.”

Quant à Alex Glennie, chargée de recherche sénior au think-tank britannique IPPR (Institut pour la recherche sur les politiques publiques), elle précise qu’“il n’y a pas beaucoup de migrants qui viennent pour profiter du système, la plupart viennent pour travailler.” Enfin, “de nombreuses études ont montré les avantages économiques des migrations internes dans l’Union,” ajoute-t-elle, “ces migrants sont plus susceptibles de payer des impôts que de vivre du système de protection sociale.”

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