La journée de tous les possibles en Ukraine

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La nuit a été relativement calme entre forces de l’ordre et manifestants occupés à éteindre des immeubles en flamme sur la Grouchevski. Des incendies dont les deux parties se rejettent la faute…

Les manifestants anti-gouvernementaux ont renforcé leurs barricades à hauteur du stade de football. Des barricades qui tiennent jusqu’ici à distance les forces anti-émeutes.

Le “centre médical” de l’opposition a passé sa nuit à accueillir des blessés. Ils seraient au moins 300 pour la seule journée d’hier, 1 700 depuis dimanche.

“Je suis journaliste, j‘étais en train de filmer ce qui se passait lorsque j’ai pris un éclat de grenade assourdissante dans la jambe droite. Les unités anti-émeutes lancent leur grenades, tout droit sur la foule”.

Depuis hier matin, aucune autre victime n’a été recensée, le bilan s‘élèverait toujours à 5 morts dans les rangs des manifestants.

“Nous attendons qu’ils essaient de nous disperser. Les barricades sont le symbole de notre résistance. Si ces barricades ne sauvent ne serait-ce qu’une seule vie, alors elles en valent le coup”.

Hier, mercredi, à quelques centaines de mètres de là, place de l’Indépendance, les leaders de l’opposition ont appelé la population à une grève générale dès midi. Une foule plus importante est attendue. L’ultimatum de l’opposition doit prendre fin ce soir.

“La confrontation a duré toute la nuit dans le centre de Kiev, sans affrontement direct. Alors que les manifestants s’attendent à ce que les forces anti-émeutes dispersent la manifestation, l’opposition ukrainienne espère encore résoudre le problème pacifiquement. Les dirigeants de l’opposition vont continuer à négocier avec les autorités, réclamant au moins le retrait de l’arsenal juridique anti-protestations et la démission du gouvernement, au mieux l’organisation d‘élections anticipées” nous explique Maria Korenyuk, notre correspondante.

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