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    Galerie 22,48 m2 / Paris / Silent Faces

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    milena

    par milena

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    Communiqué de presse

    A thought that never changes
    Remains a stupid lie
    It’s always been just the same
    No hearing, nor breathing
    No movement, no calling
    Just silence.

    New Order – Your Silent Face [Power, Corruption et Lies – 1983]

    Depuis la naissance jusqu’aux derniers jours de nos vies, nous compilons, conservons, classons et cachons précieusement les traces de notre passage. Vaines, mais vitales, ces archives personnelles et intimes racontent notre propre histoire : journaux, photographies, lettres, cartes postales, objets fétiches, livres. Elles nourrissent des albums, des boîtes, des disques durs, des cédéroms. Il nous faut absolument préserver et enregistrer ces documents qui finalement seront les témoins subsistants de notre histoire. Ils confèrent une matérialité et une réalité tangible à notre mémoire.
    De nombreux artistes travaillent à partir d’archives. Les leurs, mais aussi à partir des souvenirs de leurs familles, d’inconnus, les nôtres. Pour qu’elles ne disparaissent pas totalement, ils souhaitent leur rendre une visibilité. Il s’agit alors d’ouvrir les livres, les boîtes, les écrans et tous les contenants qui doivent protéger nos archives du temps, pour les passer au filtre de l’art et les présenter sous un nouveau jour. Par la peinture, le découpage, le dessin et la sculpture, les artistes procèdent à une véritable traduction des images et des mots. Grâce à eux, nous découvrons l’existence d’une photographie d’un groupe de soldats italiens, de cartes postales rédigées pendant la Première Guerre Mondiale, de photographies anonymes chinées sur un marché à Beyrouth, d’une boîte de photographies en noir et blanc trouvée chez une tante, d’images récoltées dans des fonds d’archives, sur Internet ou au fil des pages de livres d’Histoire. Ces documents ont chacun subi le passage d’une appropriation qui leur offre une nouvelle histoire et une nouvelle destinée. L’appropriation permet l’introduction non seulement d’une distance par rapport à l’objet mais aussi d’une dimension critique et révélatrice. Giulia Andreani, Morgane Denzler, Sandra Lorenzi, Leopoldo Mazzoleni et Erwan Venn participent alors à la construction ou la reconstruction de récits liés à une histoire personnelle et/ou collective. Alors que certains sont à la recherche d’une vérité, d’un éclairage sur une histoire spécifique, d’autres s’emparent des images et du texte pour générer de nouveaux récits.

    (Julie Crenn)