La Grèce aux commandes de l'UE pour six mois

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Sonnée par six ans de récession et des plans d’austérité à répétition, c’est une Grèce fragile économiquement et politiquement qui depuis minuit a pris les rènes de l’Union européenne, à un moment où des décisions cruciales doivent être prises tant au niveau européen que dans le pays.

“Cette présidence ne signifie rien pour le peuple. Les gens ordinaires souffrent pendant que ceux qui sont au pouvoir en profitent” dit cette athénienne.

Sous perfusion financière depuis 2010, la Grèce malgré ses efforts, et les promesses du gouvernement, pourrait bien devoir demander une nouvelle rallonge financière à la fin du second plan de sauvetage, toujours en cours, en juillet:

“L‘économie grecque a réalisé un exploit, quelque chose qui semblait très dur à mener ces dernières années, c’est d‘être en mesure de rembourser en partie sa dette estime cet économiste. Mais il semble néanmoins qu’il lui sera extrêmement difficile de tout rembourser sans une nouvelle restructuration de la dette”.

Mais les grecs sont épuisés par les efforts demandés depuis des mois, les coupes dans les salaires et le taux de chômage record; de nouveaux sacrifices pourraient fragiliser au reste le gouvernement de coalition d’Antonis Samaras, qui ne dispose que d’une majorité de trois voix au Parlement et pourrait devoir appeler à des élections anticipées.

Or sur la scène européenne, les dossiers ne manquent pas non plus pour la nouvelle présidence grecque, d’autant qu’elle verra son temps limité par la perspective des élections européennes au mois de mai : application de l’union bancaire, retour à la croissance et lutte contre le chômage, montée aussi des populismes et du risque eurosceptique.

“La Grèce n’est pas une novice dans l’exercice de la présidence de l’UE, explique notre correspondant à Athènes Stamatis Giannisis. Ce sera son cinquième tour depuis 1979, quand elle a rejoint l’ancienne CEE. Mais cette présidence-ci pourrait s’avérer de loin la plus difficile pour le gouvernement de coalition grec qui devra faire face à des enjeux politiques, économiques et sociaux complexes et exigeants à la fois en Europe, et sur la scène nationale.”

1 commentaire

MDR ,encore de l'enfumage !!!
L'euro et l'Europe est morte ,c'est rien de plus qu'une mafia au mains de Banksters qui asservissent les peuples par la dette !!!
Par ted85 en janvier