Noël, la belle saison des contrefaçons

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Qu’allez-vous acheter à Noël ? Un produit original ou un faux ? Tous secteurs confondus, le commerce mondial de la contrefaçon s‘élèverait à plus de 200 milliards d’euros par an.

Alors que le phénomène ne montre aucun signe de ralentissement en Europe, nous nous sommes rendus aux Pays-Bas – l’une des principales portes d’entrée de l’Union pour les produits contrefaits – pour voir comment les douaniers parviennent à mettre la main sur des copies que ce soit sur les marchés, parmi les innombrables conteneurs arrivant à Rotterdam ou dans le flux des envois par la Poste. Leurs moyens peuvent sembler limiter au regard de l’ampleur de ce fléau qui peut avoir des conséquences graves pour les consommateurs. Les faux sont en effet de qualité moindre et peuvent présenter des risques pour la santé.

C’est ce que soulignent les invités de notre débat : Christophe Zimmermann de l’Organisation mondiale des douanes et John Anderson, président du Groupement global anti-contrefaçon.

Christophe Zimmermann explique que tout ce qui se vend peut être contrefait : “aujourd’hui, on a une telle hausse de qualité de la technologie que c’est un jeu d’enfant pour les contrefacteurs de reproduire quasiment à l’identique tous les produits : jouets, alimentation, voire sang humain.”
S’il assure que les grands groupes du luxe “agissent aux côtés des douaniers” pour tenter d’endiguer la pandémie, John Anderson estime lui que “les marques ne font pas toujours preuve de bonne volonté. L’un des meilleurs exemples,” ajoute-t-il, “ce sont les constructeurs automobiles qui sont très peu enclins à mettre en garde contre les pièces de rechange contrefaites – comme les garnitures de frein – parce que s’ils le faisaient, leur marché légal s’effondrerait.”

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