La mairie de Kiev, "QG de la révolution"

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Kiev très fortement secouée ce dimanche. Au moins 100 000 manifestants pro-européens se sont réunis place de l’Indépendance pour réclamer la démission du président Viktor Ianoukovitch, des élections anticipées et la reprise du processus de rapprochement avec l’UE interrompu la semaine dernière. En marge de cette manifestation, des incidents ont fait au moins une centaine de blessés. Protestataires et policiers se sont très violemment heurtés
notamment devant le siège de l’administration présidentielle.

Cette manifestation monstre et ces heurts interviennent quarante huit heures après le refus du chef de l’Etat ukrainien de signer un accord d’association avec l’Union européenne. Des rassemblement massifs contre le président ukrainien donc et qui font suite aussi à une nuit de violences dans la capitale.

Des leaders de l’opposition ont pris leurs distances avec ces actes de violences. Ils ont même accusé les autorités de les alimenter afin de pouvoir déclarer l‘état d’urgence. Ces incidents auraient ainsi été “provoqués par 500 individus spécialement formés et équipés, amenés par les autorités pour discréditer une action pacifique”, a estimé un leader de l’opposition. L’opposition a invité tous les Ukrainiens du pays à se joindre au mouvement de contestation.

Le président Viktor Ianoukovitch se trouvait ce dimanche dans sa résidence de la banlieue de Kiev, pour une réunion d’urgence avec le ministre de l’Intérieur, le maire de Kiev et le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien. Des sources gouvernementales indiquent que l‘état d’urgence pourrait être décrété lundi en Ukraine.

La municipalité de Kiev a fait état de plus d’une cinquantaine de personnes soignées par les services de secours, dont une quinzaine a été hospitalisées.

Par ailleurs, on dénombre de nombreux actes de vandalisme contre des bâtiments publics. La mairie de Kiev a subi des dommages. Des fenêtres ont été brisées. Des manifestants ont pris le contrôle des locaux et en ont fait si l’on en croit les banderoles accrochées sur la façade leur “QG de la Révolution”. Les responsables des forces de l’ordre ont entamé des pourparlers avec les manifestants pour tenter de leur faire quitter les lieux.

“Les Ukrainiens n’ont pas eu d’explications sur la répression brutale de la manifestation pacifique de vendredi dernier. Maintenant, les rassemblements se radicalisent. Les manifestants ont tenté de prendre d’assaut les bâtiments du gouvernement et exigent la démission du président. C’est exactement ce a quoi veut arriver l’opposition mais elle veut y parvenir de façon pacifique et invite les opposants à poursuivre les rassemblement sur ​​la place de l’Indépendance”, explique notre correspondante à Kiev, Angelina Karyakina.

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