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    Nucléaire iranien : l'amertume d'Israël

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    par euronews (en français)

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    Israël ne décolère pas. Son Premier ministre l’a rappelé lors d’une réunion avec des membres du Congrès américain en visite à Jérusalem, et lors d’un tête à tête avec John Kerry en partance pour Genève. Pas de photo officielle de cette rencontre tant la situation est tendue.

    “J’ai cru comprendre que les Iraniens exhibent leur grande satisfaction à Genève, et ils ont raison. Parce qu’ils ont tout obtenu sans rien payer. C’est un très mauvais accord et Israël le rejette en bloc,” a-t-il déclaré amer, à l’issue de cette rencontre.

    Benjamin Netanyahu dénonce ainsi “l’arnaque du siècle”.
    Dès septembre 2012 à l’ONU, il accusait l’Iran d’avoir franchi la ligne rouge en matière d’enrichissement d’uranium. “Il ne lui manque plus que quelques mois, voire quelques semaines, avant d’avoir suffisamment d’uranium enrichi pour produire sa première bombe,” affirmait-il. En clair, Israël n’acceptera rien de moins qu’un arrêt pur et simple de tout enrichissement.

    Mais pour les Occidentaux, l’arrivée au pouvoir en août du modéré Rohani a changé la donne. Les gestes d’ouverture se sont multipliés après la dernière assemblée des Nations Unies, jusqu‘à l‘échange historique de messages entre Téhéran et Washington.

    Le torchon n’a pas toujours brûlé entre Israël et l’Iran. Sous la dynastie des Pahlavi, les relations étaient cordiales. L’Iran a été le deuxième Etat à majorité musulmane à reconnaître l’Etat hébreu.

    Tout a basculé avec la révolution iranienne. Dès son accession au pouvoir, l’ayatollah Khomeini dénonce la reconnaissance d’Israël et rompt toute relation officielle. Le début d’une haine tenace,

    avec pourtant cette parenthèse aux funérailles de Jean-Paul II en 2005. Le président israélien Katsav et son homologue iranien réformateur Khatami sont assis non loin l’un de l’autre. Il se seraient même serré la main.

    L’arrivée au pouvoir du conservateur Ahmadinejad la même année ravive cependant les hostilités. Le nouveau Président iranien donne le ton, déclarant qu’Israël devrait être rayé de la carte. Il se revendique d’un anti-sionisme virulent allant jusqu‘à qualifier la Shoa de “mythe”.

    De quoi fournir des cartouches à Benjamin Netanyahu dans sa croisade contre un Iran nucléaire. Mais que faire aujourd’hui de ce nouveau Président qui souhaite une bonne année à tous les Juifs du monde? D’autant qu’officiellement, l’Iran, où vivent près de 10.000 juifs, n’est pas antisémite mais anti sioniste, soit contre l’occupation des terres arabes par l’Etat d’Israël.