Lampedusa : une grève de la faim pour pouvoir partir

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Le centre de premier accueil de Lampedusa. Il y a deux jours, des réfugiés palestiniens ont entamé une grève de la faim. Arrivés de Syrie début octobre dans l’espoir de gagner la Scandinavie, ils ont vu d’autres réfugiés arriver puis repartir. Eux ont interdiction de quitter le camp. Leur grève de la faim est la manifestation de leur désespoir.

“Plus de nourriture. Je bois juste un peu d’eau pour survivre,” confie l’un d’eux.

“Je le fais pour moi et pour mes amis, explique un autre. Pour partir d’ici, soit vers un bel avenir, soit vers l’hôpital, pour mourir. Ou qu’ils nous renvoient vers un pays arabe sur nos bateaux. Parce que, je suis désolé, mais l’Union européenne ment quand elle dit qu’elle veut aider les Syriens et les Palestiniens. Quand ils disent quelque chose, il faudrait les obliger à tenir parole, a se montrer responsables.”

Conçu pour 254 personnes, le centre en accueille environ 600, des Syriens et des Erythréens pour la plupart. Les deux communautés ne font pas bon ménage. Elles refusent notamment de partager les dortoirs, ce qui pose de gros problèmes d’organisation.

65 salariés dont un médecin et deux aides soignants à demeure, se relaient pour faire tourner le centre sous la direction d’ Antonio Miragliotta. “Nous avons des psychologues, des assistantes sociales, des médiateurs culturels, qui sont chargés d’apaiser les tensions qui émergent inévitablement dans un centre comme celui de Lampedusa, où les immigrants attendent d‘être transférés le plus rapidement possible,” précise-t-il.

Le directeur admet d’ailleurs que l’allongement de la durée des séjours est un des plus gros problèmes du centre. La moyenne prévue de trois jours maximum est aujourd’hui largement dépassée. 20 jours au moins sont devenus la norme. Assez pour briser les rêves de ces migrants désespérés.

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