Nucléaire iranien : les négociations amenées à durer

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Alors que David Cameron parle de “réels progrès” dans les négociations sur le programme nucléaire iranien, le secrétaire d’Etat américain a tenu à rappeler, à son arrivée à Genève, qu’aucun accord n‘était conclu pour l’instant.

John Kerry devait rencontrer le ministre iranien des Affaires étrangères. Un compromis historique pourrait être trouvé d’ici la fin de la journée, d’après certains diplomates.

“Je souhaite souligner le fait qu’‘il y a encore d’importantes questions sur la table qui ne sont pas résolues. Il faut y répondre convenablement et avec minutie. Je veux également souligner qu’il n’y a pas d’accord à ce stade mais les négociateurs travaillent dur”, a indiqué John Kerry.

Un message envoyé, sans doute, à Israël qui a d’ores et déjà déclaré qu’il “rejetterait” cet accord et “ferait tout pour défendre la sécurité de son peuple”.

L’Iran refuse de stopper son programme nucléaire mais serait prêt à en geler une partie, pour obtenir la levée de certaines sanctions.

“Il faut écrire tout cela noir sur blanc, pour que nous ayons une version préliminaire commune et non deux textes sur lesquels on baserait les négociations. Il faut un texte que l’on puisse s’approprier des deux côtés”, a esimé, quant à lui, Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères.

Ces discussions constituent le deuxième volet de négociations engagées à la mi-octobre, les premières depuis l‘élection du nouveau président iranien. Les cinq pays du Conseil de sécurité de l’Onu, et l’Allemagne, y participent.

“On sent, ici, que ces négociations entrent dans leur phase finale avec une séries de rencontres bilatérales entre l’Iran et les ministres des Affaires étrangères des différents pays”, indique Fariba Mavaddat, l’envoyée spéciale d’euronews à Genève. “Et cela nous laisse également penser que la nuit sera longue”, conclut-elle.

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