Cinéma : les festivals de novembre

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C’est un mois de novembre animé du côté des festivals cinématographiques. A commencer par celui de Stockholm, en Suède, un festival qui compte un invité de marque dans son jury, Aï Weiwei. La Chine lui ayant interdit de quitter le territoire, l’artiste a conçu et expédié depuis Pékin cette chaise sur laquelle il est impossible de s’asseoir. Le symbole de la chaise vide. Tout cela cadre parfaitement avec le thème du festival, la liberté.

“Aï pourra voir la plupart des films en compétition, il y a encore quatre ou cinq films pour lesquels nous sommes entrain de négocier, mais les distributeurs et les propriétaires des entreprises cinématographiques comprennent la situation avec un membre du jury qui ne peut pas participer. J’espère qu’on pourra trouver une solution”, réagit le directeur du festival Git Scheynius.

“Nous communiquerons par Skype, explique le président du jury Kristian Petri. Nous plannifierons des rendez-vous réguliers avec Aï pour qu’il puisse tenir son rôle de juré et on aura des discussions sur les films.”

Plus de 180 films participent au festival de Stockholm, qui se déroule jusqu’au 17 novembre.

Loin de la Suède, pas si loin que ça, la Grande Bretagne, avec la 7e édition du festival du film russe de Londres et en ouverture “Bite the Dust” (mords la poussière, ndlr), de la réalisatrice Taisia Igumentseva. Son premier long métrage. Une comédie noire qui explore les obsessions apocalyptiques de l’humanité.

Pour la première fois, le festival prend ses quartiers au légendaire Empire Cinéma du square Leicester. Cette année, le jury est présidé par le réalisateur néerlandais Jos Stelling : “J’adore les Russes pour tout un tas de raisons, en particulier en tant que public : j’ai personnellement eu plusieurs fois l’occasion de m’en rendre compte, dit-il. J’ai travaillé avec des acteurs russes. Et puis je trouve que c’est un pays fermé. C’est le plus grand pays au monde mais il est toujours assez fermé et replié sur lui-même. Je trouve donc très intéressant de voir des films russes à Londres, c’est formidable. C’est une grande opportunité.”

Une opportunité également d’améliorer son russe puisque toutes les oeuvres présentées – films, documentaires, ou films d’animations – sont diffusées en version originale sous-titrée en anglais. Cette année ils sont dix en compétition pour le London Lion Award qui sera décerné le 17 novembre.

Après Londres, direction Rome, qui a ouvert son festival avec “L’ultima ruota del carro” (la cinquième roue du carrosse, ndlr), de Giovanni Veronesi. Elio Germano, Alessandra Mastronardi et Ricky Memphis sont à l’affiche de cette comédie italienne présentée hors compétition.

Le directeur artistique du festival Marco Muller commente ses choix : “J’espère qu’on pourra satisfaire les différents groupes de spectateurs de Rome, d’Italie, d’Europe, avec un programme tout en contradictions dans le sens où la philosophie d’un événement métropolitain c’est d’offrir une philosophie en mouvement. Alors on a réuni des éléments opposés, l’industrie et la culture, le divertissement et la recherche de nouvelles formes.”

Parmi les 18 films qui tenteront de décrocher le Marc Aurèle d’or le 17 novembre, on retient notamment “Out of the Furnace”, “Her” ou encore “Dallas Buyers Club”. Mais la programmation hors compétition est elle aussi très attendue, avec par exemple “Hunger Games : l’embrasement”.

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