Les envoyés spéciaux de RFI "exécutés froidement par des groupes terroristes"

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Réunion de crise, ce dimanche matin, à l’Elysee après l’enlèvement et l’assassinat d’une journaliste et d’un technicien de Radio France Internationale au Mali. Une équipe de RFI devait partir à Bamako pour rapatrier les dépouilles de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon.

Les deux envoyés spéciaux ont été retrouvés, près de Kidal, le corps criblé de balles. Un acte que le quai d’Orsay attribue à “des groupes terroristes” que la France combat, sans plus de précisions.

“C’est un crime contre des personnes et, je le repète, qui ont été froidement assassinées dans des conditions odieuses, mais c’est aussi un crime contre la liberté d’informer et d‘être informé”, a ainsi déclaré Laurent Fabius.

D’après les éléments fournis par le ministre français des Affaires étrangères, Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont reçu, chacun, plusieurs balles alors que leur voiture est vierge de tout impact, d’où la thèse d’une exécution.

Ils ont été retrouvés à une dizaine de kilomètres de Kidal, une ville située à plus de 1500 km au nord-est de Bamako. Le gouvernement central n’a que peu d’emprise dans cette zone du nord du Mali, berceau de la communauté touareg. Près de 200 militaires français de l’opération Serval et un contingent de la Minusma, la force de paix de l’Onu au Mali, y sont stationnés.

C’est aussi le fief de nombreux groupes armés qui contestent l’accord de paix de Ouagadougou et les législatives du 24 novembre.

Pour Soumeylou Boubèye Maïga, le ministre de la Défense du Mali, “il y a une frange radicale, qui n’a pas de revendication claire, d’ailleurs, et qui essaie d’entraver ce processus-là. C’est pourquoi nous avons décidé qu’il était important que cette frange-là soit clairement et fermement interpelée par la communauté internationale”.

Les deux victimes ont été enlevées devant le domicile d’un représentant du MNLA, le Mouvement National de Libération de l’Azawad qui s’est dit outré par ces assassinats. A Kidal, le MNLA occupe toujours le gouvernorat et les armes circulent apparemment librement malgré le cantonnement.

Les meurtriers n’ont pas encore été identifiés et les deux meurtres n’ont pas été revendiqués pour l’instant.

Sur place, plusieurs thèses sont à l‘étude. Les regards se tournent aussi vers Aqmi, Al-Qaida au Maghreb Islamique. Mais, pour l’heure, aucun scénario définitf n’a pu être établi.

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