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    ARVERS, Félix - Le sonnet et quatre pastiches.

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    Gilles-Claude Thériault

    par Gilles-Claude Thériault

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    Ce sonnet de Félix Arvers
    est sans aucun doute l'un des sonnets
    les plus populaires du XIXe siècle.

    C'est sur le cahier de Marie,
    la fille de Charles Nodier,
    devenue madame Mennessier,
    qu'il écrivit les quatorze vers
    qui devaient assurer sa gloire.

    Le triomphe de ce sonnet
    fut, bien sûr, de se voir pasticher.

    Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
    Un amour éternel en un moment conçu.
    Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
    Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

    Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
    Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
    Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
    N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

    Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
    Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
    Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ;

    À l'austère devoir pieusement fidèle,
    Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
    « Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas. »

    Illustration : Félix Arvers,
    photo issue d’un de ses recueils de poésie.

    Pastiche I
    Réponse de la femme visée par le sonnet.

    Illustration : Marie Nodier, fille de Charles Nodier.
    Peinture de Jean Gigoux, Musée des beaux-arts de Besançon.

    Pastiche II
    Réponse d’une femme coquine.

    Illustration : Nana,
    Edouard Manet, Hamburger Kunsthalle, Hamburg.
    Photo, prise le 28 juillet 2013,
    par Esther Westerveld (westher).
    Sous licence CC BY 2.0
    http://www.flickr.com/photos/westher/9394016025/

    Pastiche III
    Réponse d’une demi-mondaine.

    Illustration : Liane de Pougy, Demi-mondaine
    et courtisane de la Belle Époque.

    Pastiche IV
    Sonnet du séducteur.

    Illustration : Holger Drachmann (1846-1908),
    peintre, poète et séducteur .

    Textes :
    Dans l’outil de recherche, rechercher article ‘Sonnet d’Arvers’.

    Parmi les adaptations musicales :
    Le baryton canadien Bruno Laplante chante
    ‘Ma vie a son secret’ (poème de Félix Arvers)
    de Georges Bizet (1868). Enregistré à Montréal en juin 1983.
    Au piano : Marc Durand
    https://www.youtube.com/watch?v=f14c7ta-qDU

    Serge Gainsbourg chante, au début des années 1960,
    ‘Le sonnet d’Arvers’.
    http://www.youtube.com/watch?v=zxqrVjJhTis