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    Agriculture sur les toits : une solution innovante pour cultiver en pleine ville

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    par actu-environnement

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    http://www.actu-environnement.com/ae/news/jardin-agriculture-urbaine-17033.php4

    Aubergines, tomates, fraises des bois… le toit d'AgroParisTech a été transformé en véritable jardin par l'association Potager sur les toits. L'ingénieur "Agro" Nicolas Bel y mène des expériences pour cultiver en pleine ville. Cet espace, il rêve en effet de l'exploiter à des fins agricoles en valorisant les résidus organiques de la ville. Et le potentiel de développement est bien là : selon la Mairie de Paris, 314 hectares de toitures seraient végétalisables au sein de la capitale.

    Optimiser le substrat

    Dans son potager expérimental, ce scientifique teste notamment la pousse des salades vertes sur des sols composés de déchets de bois et de compost, enrichis avec des vers de terre et des champignons. L'objectif : créer un substrat économique, écologique et léger favorable au développement des cultures.

    Les résultats sont encourageants : en comparaison avec des salades cultivées en bac sur du terreau classique, les salades qui ont poussé sur le compost issu de déchets verts se développent mieux. Autre avantage, la relocalisation des cultures permet d'envisager de planter des variétés rares de légumes qu'on ne retrouve plus dans les marchés car trop fragiles à transporter.

    Evaluer le risque sanitaire

    Ces expérimentations visent aussi à s'assurer de l'innocuité des aliments cultivés en ville. En effet, en zone urbaine, les sols sont plus chargés en contaminant métallique qu'en milieu naturel ou agricole.

    Or les premiers résultats montrent que les légumes cultivés sur les toits ne sont pas plus pollués que ceux qui sont vendus dans les commerces. En partenariat avec l'Inra, le laboratoire de chimie analytique d'AgroParisTech a montré que les teneurs en cadmium et en plomb contenus dans les tomates et les laitues cultivées sur le toit sont largement en dessous des normes recommandées.

    Si les légumes cultivés par Nicolas Bel échappent à la contamination c'est sans aucun doute grâce à la distance entre les voies de circulation et le milieu dans lequel ils poussent, c'est-à-dire le toit.

    L'agriculture en altitude serait-elle le seul moyen d'obtenir des légumes sains en pleine ville ? L'association Potager sur les toits a prévu de planter un peu partout dans Paris, même à proximité du périphérique, pour répondre à cette question.

    Marie Jo Sader