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    Bernard Accoyer : "[Baisse du chômage] En réalité il n’y a pas de baisse du chômage."

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    Public Sénat

    par Public Sénat

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    L'invité politique
    Ce matin, à 8h15 sur Public Sénat et Radio Classique,
    Bernard Accoyer, député UMP de Haute-Savoie et ancien président de l'Assemblée Nationale
    Invité de Guillaume Durand et Gilles Leclerc

    Extraits

    A propos de la réhabilitation de Dominique Strauss-Kahn :

    « C’est l’affaire du Parti socialiste. Je crois qu’il y a un minimum de décence à respecter après les affaires qui ont sali notre pays (…) il n’y a pas si longtemps. »

    (…)

    « Compétent, c’est ce qu’on dit. (…) Tant que les affaires ne sont pas totalement jugées, il est tout à fait normal qu’il se tienne à l’écart. J’ai trouvé très provocateur qu’il accepte et qu’il vienne dans une instance comme le Sénat. »

    A propos de la baisse du chômage :

    « En réalité il n’y a pas de baisse du chômage. Il y a un maquillage des chiffres avec la multiplication des emplois aidés (…) pour donner le sentiment que la hausse du chômage s’arrête. Compte tenu du fait que la France est dans une crise structurelle, qui exige des réformes de fond qui ne sont pas encore engagées hélas, et bien le chômage continu de s’aggraver. »

    (…)

    « Le gouvernement multiplie les centaines de milliers d’emplois aidés qui sont sans issue, qui ne déboucheront sur aucun emploi pérenne, qui vont coûter très cher et qui sont financé par quoi ? Par de la dette, c'est-à-dire par tous les Français et par les générations à venir. »

    A propos de l’UMP:

    « Quand dans deux élections législatives partielles successive, l’écart entre les candidats de l’extrême droite et de l’UMP est resserré, il faut envisager que l’UMP perde. Il faut que notre discours soit suffisamment convaincant, suffisamment clair pour que les Français soient convaincus, en particulier ceux qui pensent que pendant 10 ans la droite et le centre n’ont pas apporté les bonnes réponses, et que la gauche montre maintenant l’échec de ce qu’elle avait annoncé comme une solution miracle.»

    (…)

    L’UMP s’est remise au travail (…) mais il faut beaucoup d’audace car les Français sont en plein doute. (…) Il faut que nous fassions un travail très approfondi pour élaborer un programme, des reformes extrêmement audacieuses, d’une ampleur comparable à celles de 1958 (…) pour donner au Français le sentiment que nous pouvons résoudre les problèmes, afin qu’ils n’aillent pas s’éparpiller dans l’abstention ou le vote extrême.

    A propos de l’amendement interdisant aux parlementaires d’exercer plus de 3 mandats :

    « Le Juge suprême des élections c’est l’électeur. Brusquement limiter à 3 l’exercice des mandats me parait un peu expéditif. En tout état de cause, il faudrait d’abord réduire de façon drastique le nombre des parlementaires. (…) La gauche écarte complètement cette hypothèse, (…) mais ça n’est pas en coupant en petits morceaux un nombre excessif d’élus que l’on va convaincre les Français, c’est par des réformes beaucoup plus profondes. »

    A propos de la loi sur la transparence:

    « En réalité il s’est agit de détourner l’attention des Français de l’affaire Cahuzac. (…) Il y avait beaucoup de choses qui avaient déjà été faite et il eut été beaucoup plus efficace de les poursuivre. (…) Ce gouvernement efface tout ce qui a été fait et il repart, c’est du temps perdu. »